Armée de l'Ouest

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L’armée de l'Ouest est une armée de la Révolution française chargée de combattre l'insurrection vendéenne. Elle est créée le pendant la Révolution française par fusion, de l’armée des côtes de La Rochelle, de l’armée de Mayence et d'une partie de l'armée des côtes de Brest (l'état-major de Nantes). Elle cesse d'exister le , date de sa fusion avec l'armée des côtes de Brest pour former l'armée des côtes de l'Océan.

Le l'armée des côtes de l'Océan fusionne avec l'armée des côtes de Cherbourg et forme l'armée d'Angleterre. Cette armée d'Angleterre reprit le nom d'armée de l'Ouest le .

Elle reprit à nouveau le nom d'armée des côtes de l'Océan en 1804.

Historique

L'armée de l'Ouest avant le

Rendant visite aux soldats républicains de l'armée de l'Ouest, Jean-Baptiste Carrier s'afflige de l'état dans lequel ils se trouvent : uniformes rapiécés, armes dépareillées, ou usées, vivres insuffisants en qualité et en quantité, maladies infectieuses (tout particulièrement vénériennes) se propageant rapidement, ivrognerie. Pour Jean-Baptiste Carrier, l'incurie et la cupidité des "gros et gras coquins fournisseurs aux armées"[1] a forcé les soldats à se comporter en pillards.

Réorganisation de l'armée de l'Ouest

Jean-Baptiste Carrier, déterminé à traquer "l'égoïsme "des riches nantais"[réf. nécessaire], suscite un mouvement de réquisitions pour remettre à niveau l'armée de l'Ouest.

Réquisitions

Matelas, draps, pièces de tissus, charpie, ustensiles divers ne tardent pas à s'entasser dans les magasins de l'armée, apportés par les bourgeois qui préfèrent se livrer à ces "dons patriotiques" plutôt que de subir la saisie en règle de leurs biens[réf. nécessaire]. L'appel aux dons patriotiques incombe au Comité nantais qui se charge de les faire parvenir à l'armée. Au passage, un certain nombre de personnages se servent ; tous ces détournement, que Carrier ignora ou qu'il laissa faire, firent beaucoup pour la chute du Comité nantais et l'arrestation de ses principaux animateurs[réf. nécessaire].

Réquisition pour les chaussures

Jean-Baptiste Carrier s'occupe personnellement du problème crucial des chaussures. Que les "soldats de l'an II" aient souvent marché pieds nus est notamment attesté par les efforts faits par Carrier pour chausser l'armée de l'Ouest.

Reprenant les décrets pris dans les Côtes-du-Nord, le Finistère, l'Ille-et-Vilaine et le Morbihan par ses collègues, Jean-Baptiste Carrier ordonne la réquisition des cordonniers et des cuirs sur toute l'étendue de la Loire-inférieure. Comme le travail à domicile ne livre pas assez de chaussures, il décide de mettre en place un "atelier national" (dans l'ancien théâtre du Chapeau-Rouge), placé sous la responsabilité des "commissaires bienveillants" de la municipalité et de membres actifs de Vincent-la-Montagne. Cinq cents cordonniers y travaillent assez pour fournir deux mille cinq cents paires de chaussures par décade, payées au prix forfaitaire de 6 livres 12 sous l'une, prix fixé d'après la loi du Maximum[réf. nécessaire].

Confection d'effets militaires

Pour la confection d'effets militaires, Carrier fait d'une pierre deux coups. Ramassant les nombreuses prostituées de Nantes, il les installe dans des bâtiments conventuels désaffectés et leur demande, moyennant une nourriture qualifiée par lui-même de "chiche"[réf. nécessaire], de bien vouloir "coudre les culottes et les habits des défenseurs de la République"[réf. nécessaire].

Réorganisation des munitions et de l'armement

Côté munitions et armements, Jean-Baptiste Carrier multiplie les initiatives. On ne sait pas ce qu'il tira de sa manufacture d'armes installée dans l'église Saint-Nicolas, pas plus qu'on ne trouve de traces exactes des effets obtenus par les réquisitions en salpêtre et en chaudrons de cuivre pour la fabrication des poudres. En revanche, on voit Carrier exiger des forges de La Chapelle-sur-Erdre la livraison de soixante mille boulets de tous calibres et surtout s'employer à remettre de l'ordre dans la fonderie de canons d'Indret.

Carrier sera vite débordé par cette mission : à la fois nourrir une métropole dépassant les 100 000 individus et plusieurs dizaines de milliers de soldats[réf. nécessaire].

Commandants en chef

Notes et références

  1. Jean-Joël Brégeon, Carrier et la Terreur nantaise, Perrin, , 368 p. (ISBN 9782262066161), p. 113.
  2. Jean-Clément Martin, La guerre de Vendée, 1793-1800, Paris, Seuil, , 347 p. (ISBN 978-2-7578-3656-9), p. 276

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