Michel Albert

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Albert.

Michel Albert
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques
-
Jean Cluzel
Xavier Darcos
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Fontenay-le-ComteVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
7e arrondissement de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Michel Maurice Louis Delphin AlbertVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
École nationale d'administration (-)
Institut d'études politiques de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Économiste, haut fonctionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Inspection générale des financesVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Distinctions

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Michel Albert, né le à Fontenay-le-Comte en Vendée et mort le à Paris 7e[1],[2], est un économiste français.

Il a été secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques du 1er janvier 2005 au .

Élu le 28 mars 1994 à l'Académie des sciences morales et politiques dans la section Économie politique, statistique et finances, au fauteuil d'Henri Guitton, il a été président de l'Académie en 2004. En économie, il est l'auteur de deux célèbres théorèmes. le théorème dit de l'ouvrier spécialisé ou O.S. : « toute entreprise située dans un pays à haut niveau de vie, et dans le secteur manufacturier, et employant une large part de main-d’œuvre peu qualifiée, est vouée à la faillite ou à la délocalisation ». Son second théorème s'énonce ainsi : « l'emploi est lié à la croissance économique, la croissance est liée à l'état de notre commerce extérieur, et l'équilibre de notre commerce extérieur est lié à l'état de notre appareil productif. »

Le terme « capitalisme rhénan » a été popularisé par l'ouvrage de Michel Albert paru en 1991, Capitalisme contre capitalisme[3].

Biographie

Jeunesse et études

Michel Albert est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, docteur en sciences économiques, ancien élève de l’École nationale d’administration, Michel Albert en sort comme inspecteur des finances en 1956[4].

Marié à Claude Balland (1932-2020), il a quatre fils, Jean-Marc, Éric, Pierre-Emmanuel et Christophe[5].

Carrière

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

La forme de cet article ou de cette section n’est pas encyclopédique et ressemble trop à un curriculum vitæ ().

Modifiez l'article pour aider à le transformer en article neutre et encyclopédique — notamment grâce à des sources secondaires indépendantes qui analysent le sujet — ou discutez-en.

  • Secrétaire général du Comité Rueff-Armand en 1959[4]
  • Inspecteur général des finances du Maroc (1960)[6]
  • Directeur général adjoint de la Banque nationale pour le développement économique à Rabat (1961-1963)
  • Directeur adjoint (1963-1966) puis administrateur de la Banque européenne d'investissement à Bruxelles (1966-1970)
  • Directeur de la structure et du développement économique à la Commission de la Communauté économique européenne (1966-1969)
  • Vice-président d'Express-Union (1969-1970)
  • Vice-président du conseil de surveillance du groupe Express (1970-1971)
  • Inspecteur des finances de 1re classe (1971)
  • Directeur général de l'Union d'études et d'investissements (1972-1975) et de l'Union de crédit pour le développement régional (Unicrédit)
  • Administrateur d'Unicrédit (1973-1979)
  • Président-directeur général de l'union financière de location de matériel (Unimat) et de l'Union immobilière de crédit-bail pour le commerce et l'industrie (Unicomi) (1973-1975)
  • Commissaire adjoint au Plan (1976-1978)
  • Commissaire général au Plan (1978-1981)
  • Président du groupe Assurances générales de France (AGF) (1982-1994)
  • Membre du Conseil pour la politique monétaire de la Banque de France (1994-2003)

Il intervient en 1984 dans l’émission Vive la crise ! présentée par Yves Montand et visant à promouvoir la libéralisation de l'économie. Il n’hésite pas à parler d’un « retournement historique, l’Europe commençant à glisser vers le sous-développement » et affirme que celle-ci pourrait « devenir une sorte d’Afghanistan » si des mesures radicales ne sont pas prises[7].

Le 14 mars 2006, il a été élu président d'honneur du Centre international de formation européenne.

Michel Albert est président d'honneur de la section française de l'Union des fédéralistes européens.

Famille

Père de quatre garçons (Jean-Marc, Éric, Pierre-Emmanuel et Christophe) et grand-père de neuf enfants (Alice, Basile, Baptiste, Fleur, Roxane, Victor, Chloé et Théophile). Marié à Claude Albert née Claude Balland.

Œuvres

  • 1970 : Ciel et terre, manifeste du parti radical, en collaboration avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, Éd. Denoël
  • 1975 : Les Vaches maigres, en collaboration avec Jean Ferniot, Éd. Gallimard
  • 1982 : Le Pari français : le nouveau plein emploi, Éd. Le Seuil (ISBN 978-2-0200-6197-1 et 2-0200-6197-X)
  • 1983 : Un pari pour l'Europe : vers le redressement de l'économie européenne dans les années 80, collection « L'Histoire immédiate », , Éd. Le Seuil, 152 p. (ISBN 978-2-0200-6606-8 et 2-0200-6606-8)
  • 1988 : Crise, krach, boom, en collaboration avec Jean Boissonnat, Éd. Le Seuil (ISBN 978-2-0201-0087-8 et 2-0201-0087-8)
  • 1991 : Capitalisme contre capitalisme, Éd. Le Seuil, 315 p. (ISBN 978-2-0201-3207-7 et 2-0201-3207-9)
  • 1993 : Les nouvelles frontières de l'Europe, en collaboration avec Pascal Lorot, Fondation Robert Schuman, Éd. Economica 216 p. (ISBN 978-2-7178-2435-3 et 2-7178-2435-9)
  • 1999 : Une seule Europe, par Christopher Layton (préface de Michel Albert), Éd. Economica
  • 2002 : Notre foi dans ce siècle, en collaboration avec Jean Boissonnat et Michel Camdessus, Éd. Arléa (ISBN 978-2-8695-9560-6)
  • 2005 : Regards croisés sur l'Europe, Éd. PUF (ISBN 978-2-1305-4990-1 et 2-1305-4990-X)

Décoration

Notes et références

  1. « L'économiste Michel Albert est décédé », Ouest-France, no 897,‎ , p. 14
  2. Insee, « Acte de décès de Michel Maurice Louis Delphin Albert », sur MatchID
  3. « Le capitalisme rhénan, c'est la division du pouvoir », article paru dans Libération, le 4 février 2002.
  4. a et b Jean-Marc Daniel, « Mort de Michel Albert », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. « Michel Albert », whoswho.fr.
  6. Setni Baro, Positiver la crise avec Yves Montand, Paris, BoD - Books on Demand, (ISBN 978-2-322-09686-2, lire en ligne)
  7. « "Vive la crise !" par les Pinçon-Charlot », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  8. « Michel Albert – Académie des Sciences Morales et Politiques » (consulté le )
  9. Décret du 13 novembre 2009
  10. « Remise de la médaille de l'Ordre du Phénix à trois académiciens français », sur iNFO-GRECE.COM, (consulté le )

Liens externes

  • Ressource relative à la rechercheVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Académie des sciences morales et politiques
  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistesVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Base de données des élites suisses
    • Who's Who in France
  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • VIAF
    • ISNI
    • BnF (données)
    • IdRef
    • LCCN
    • GND
    • Italie
    • Belgique
    • Pays-Bas
    • Pologne
    • Israël
    • NUKAT
    • Tchéquie
    • Grèce
    • Corée du Sud
    • WorldCat
  • « Culture et développement durable » : extrait vidéo d'un discours prononcé par Michel Albert lors d'une conférence sur les ressources culturelles du développement durable (Shanghai, )
v · m
Secrétaires perpétuels de l'Académie des sciences morales et politiques
XIXe siècle
XXe siècle
XXIe siècle
  • icône décorative Portail de la politique française
  • icône décorative Portail de l’économie