I… comme Icare

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I… comme Icare

Données clés
Réalisation Henri Verneuil
Scénario Henri Verneuil
Didier Decoin
Musique Ennio Morricone
Acteurs principaux

Yves Montand

Sociétés de production Antenne 2 et V Films
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Thriller
Durée 122 minutes
Sortie 1979

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

I… comme Icare est un film français réalisé par Henri Verneuil, sorti en 1979.

Résumé détaillé

L'histoire prend place pendant la décennie 1970 dans un pays occidental dont le nom n'est pas mentionné.

Marc Jary vient d'être réélu président. Cette victoire l'incite à parader dans une décapotable dans la capitale. La foule en liesse s'amasse partout, aux abords des bâtiments comme des routes empruntées lors du passage du cortège.

Jary est assassiné dans sa décapotable en pleine journée, devant une masse abondante de témoins. Il s'est fait tirer dessus depuis un grand bâtiment surplombant le défilé.

Une commission d'enquête est instituée afin d'élucider les circonstances de l'attentat. Elle est dirigée par le président de la Haute Cour de justice, Frédéric Heiniger. Le rapport final de cette commission conclut qu'il n'y a eu qu'un seul tireur, Karl-Éric Daslow, âgé d'une vingtaine d'années. Le meurtrier a agi seul, par folie et avec préméditation. Tandis qu'il se trouvait placé sur un toit-terrasse, il a tiré trois balles en direction de sa cible puis a abandonné sur place son fusil à lunettes. Cet homme est retrouvé mort dans l'ascenseur du building avec une balle logée dans la tête. Un pistolet encore fumant se trouve près de lui ; il est donc déclaré suicidé puisqu'il était seul dans la cabine qui descendait.

Un membre de la commission Heiniger refuse de signer ce rapport : c'est le procureur Henri Volney, un homme d'une grande intégrité, qui perçoit instinctivement qu'il y a une part de la vérité qui manque. Il reçoit les pleins pouvoirs afin de recommencer l'enquête.

Le procureur Volney reprend le fil de l'histoire depuis le début, avec l'aide de ses quatre collaborateurs. Il récupère des films amateurs de l'assassinat, entre autres celui de Robert Sanio lui semble particulièrement intéressant : il est pris d'un angle de vue aux abords immédiats de l'immeuble utilisé par l'assassin. Le vidéaste amateur est accompagné de son avocat et lui vend la vidéo à prix d'or. Il lui révèle aussi qu'il en a déjà vendu une copie il y a quelque temps à une société. Il est cependant certain que son film n'a jamais été diffusé à la télévision.

Sanio se trouvait au niveau d'une vaste esplanade au pied de l'immeuble d'où Daslow a tiré. Sur les images fournies, l'équipe de Volney repère en zoomant la silhouette d'une personne à une fenêtre du deuxième étage de l'immeuble, regardant lui aussi la route. Ce n'est donc distinctement pas Daslow puisque ce dernier se trouvait sur la terrasse du bâtiment. Le procureur remarque qu'au moment des faits, les bureaux du deuxième étage de l'immeuble étaient loués par une société fantôme.

Sur les plans du film juste après les coups de feu, neuf personnes perçoivent nettement les détonations des tirs. Ces gens sont tous de simples quidams éparpillés autour du cameraman et, du fait de leurs positions particulières, perçoivent différemment l'origine des coups de feu. Ces personnes tournent la tête vers les fenêtres du bâtiment, et non vers les hauteurs de la terrasse. Ce sont donc neuf témoins d'une scène clé, dont les conclusions logiques les rendent précieux : il y a eu un tireur distinct de celui retrouvé mort dans l'ascenseur.

Volney interroge un témoin cité dans la commission d'enquête précédente, Nicky Farnèse. Il y a affirmé avoir vu Daslow en haut de l'immeuble. Le procureur vérifie s'il est possible de voir quelqu'un sur le toit-terrasse depuis l'esplanade. Mais Farnèse est myope et il ne portait pas ses lunettes lorsqu'il a désigné le haut de l'immeuble. De plus, le camion de la régie de télévision couvrant l'événement était placé exactement entre le témoin et l'immeuble, obstruant totalement la vue. C'est donc un faux témoin.

Le procureur, consciencieux, fait réaliser aussi une reconstitution de l'assassinat. Un tireur d'élite reproduit les tirs du sommet de la tour avec une arme et des munitions identiques. Les douilles sont éjectées hors du fusil à haute vitesse. Elles se retrouvent largement dispersées sur la terrasse du bâtiment, contrairement aux trois douilles de Daslow, retrouvées groupées à moins d'un mètre de la zone de tir. Cette discordance accrédite l'hypothèse d'une mise en scène. Le prétendu assassin retrouvé mort dans l'ascenseur se trouve donc être un simple pantin, un homme de paille destiné à couvrir le vrai tireur placé au deuxième étage. Il est fort probable que le vrai meurtrier, ayant accompli son acte sans être inquiété, ait pris soin d'assassiner Daslow dans l'ascenseur pour brouiller les pistes. En effet, ce dernier n'avait pas de raison flagrante de se suicider.

À l'issue des recherches de ses collaborateurs, Volney découvre que huit des neuf témoins se sont spontanément présentés pour témoigner à la précédente commission d'enquête. Il y a eu pourtant une logique systématique d'écartement de leurs témoignages, non pris en compte, jugés fantaisistes ou inintéressants. Toutes ces personnes sont mortes par la suite : plusieurs par des accidents de la route, une autre par pendaison et un assassinat sous couvert de légitime défense. Leur mort fut à chaque fois très violente. Le neuvième témoin, très discret jusque-là, est totalement inconnu des autorités. Il ne s'est jamais manifesté pour présenter son témoignage : il est donc parfaitement anonyme.

Le procureur, qui a bien compris qu'il y a une volonté manifeste de faire taire les témoins gênants, lance un appel à la télévision montrant la photographie de la personne inconnue afin de la retrouver rapidement.

Cet homme inconnu s'appelle Franck Bellony. Marié et père d'une petite fille, il est persuadé par son épouse de prendre contact avec le procureur, puisque l'appel à témoins télévisé indique le numéro de téléphone à joindre. Volney précise à cet inconnu, lorsqu'il parvient à lui parler, qu'il est le dernier témoin vivant et que sa vie est en grand danger. Malgré sa peur, Bellony accepte d'aider le procureur. Volney lui demande de scruter une longue série de diapositives de suspects. Il n'identifie pas le tireur qu'il a aperçu à la fenêtre du deuxième étage mais il reconnaît un autre homme qui était sur place. Cette personne était sur le trottoir en contrebas et tenait un parapluie alors qu'il ne pleuvait pas. Elle l'a ouvert juste avant les coups de feu. Il s'agit d'un membre de la pègre déjà connu pour des affaires criminelles, Carlos de Palma.

Luigi Lacosta panique nettement. Il s'agit du vrai tireur. Alarmé par la diffusion télévisée de la photo du témoin qui n'a pu être supprimé et qui risque de parler, il prend contact avec l'homme au parapluie dans le restaurant de ce dernier. Le rendez-vous est à trois heures du matin. Puisque Carlos de Palma n'a pas réussi à tuer tous les témoins qui l'ont vu tirer sur le président Jary, Lacosta laisse entendre qu'il le dénoncera si l'enquête du procureur parvient à remonter jusqu'à lui. Carlos de Palma le fait abattre immédiatement sans autre forme de procès.

Une photographie versée au dossier d'instruction et prise au mois de mars montre Daslow près d'un hortensia fleuri dans son jardin avec le fusil du meurtre dans ses mains. Volney établit que c'est un photomontage : l'ombre de l'objet ne correspond pas à l'éclairage visible en arrière-plan et les hortensias ne fleurissent qu'en été.

Daslow avait participé à une expérience sur la soumission à l'autorité (similaire à l'expérience de Milgram), un an avant l'attentat. Elle avait montré que Daslow est facilement soumis aux ordres d'une autorité supérieure, tant qu'il respecte celle-ci. Ce comportement est d'ailleurs le cas de la majorité des participants, jugés sur leur soumission à des ordres contraires au respect humain. Le procureur est placé à son insu devant cette expérience qu'il ne connaît point et qui permet de vérifier si une personne se trouve capable d'aller à l'encontre de son empathie vis-à-vis des ordres donnés par une personne représentant l'autorité. De fait, son intense colère devant ce qu'il croit être de la torture par l'électricité et sa force de caractère devant le responsable scientifique de l'expérience, auquel il tient tête, prouvent son intégrité morale.

Le procureur trouve ensuite un lien entre Luigi Lacosta, Carlos de Palma, et un troisième homme, Richard Mallory. Ce dernier est le directeur des activités secrètes des services spéciaux. Il a permis la grâce de de Palma et sa sortie de prison. Un collaborateur du procureur organise une fouille illégale et secrète de l'appartement de Richard Mallory, avec l'aide d'un cambrioleur professionnel, en échange pour ce dernier d'une réduction de peine s'il parvient à aider les juristes à commettre son méfait. Volney discute dans la rue avec Mallory pour retarder son retour chez lui afin de protéger son adjoint qui n'a pas terminé la visite. Le cambriolage se réalise dans les temps et il permet de trouver une cassette audio codée.

Le procureur se rend seul dans son bureau situé dans un grand immeuble. Il parvient à décoder la cassette en modifiant la vitesse de lecture, après une nuit d'efforts acharnés. L'enregistrement retranscrit les détails d'une opération nommée « Zénith » gérée par un groupe de pouvoir occulte appelé « Minos ». Cette opération consiste à provoquer des révoltes pour déstabiliser le Tibéria (pays fictif sud-américain ayant pour capitale Kawar), afin de discréditer puis d'éliminer son président, Bonavas. À l'aide d'archives de presse, Volney arrive à reconstituer le fil des opérations ayant conduit à l'impopularité puis à la mort de Bonavas dans l'explosion de son avion, et découvre que Minos avait pour objectif de placer Cisco, un dictateur militaire, à la tête du pays. Il s'aperçoit que Carlos de Palma était rentré à Kawar lors de l'élection de Cisco (devenu candidat unique), recoupant ainsi toutes les pistes. À la fin de l'enregistrement, Minos donne des ordres de lancement d'une opération nommée « I comme Icare » et devant se terminer le avant minuit. Or il est 6 heures du matin, le .

Après avoir vainement essayé de contacter le chef des services secrets (qui a été limogé et remplacé par Mallory), Volney enregistre un message sur son dictaphone pour le président de son pays, l'avertissant de l'opération qui doit avoir lieu le jour même, sans pouvoir savoir en quoi elle consiste. Épuisé, il téléphone finalement à l'aube à sa femme, écrivaine et philosophe, pour lui demander ce que le mythe d'Icare lui évoque. Pendant que celle-ci se renseigne en puisant dans son dernier livre, le procureur Volney se rend devant la grande fenêtre de son bureau.

Tandis qu'il laisse son regard vagabonder, il est atteint d'une balle en pleine tête, tirée depuis une fenêtre allumée de l'immeuble d'en face. Pendant que le procureur s'écroule au ralenti, abattu sur le coup, sa femme lui répond par le haut-parleur du téléphone à sa question sur Icare : « qui cherche à atteindre la vérité finit par se brûler les ailes ».

Il est ainsi possible de comprendre alors que l'opération « I comme Icare » avait pour but son propre assassinat. De surcroît, les locaux du procureur sont sans le moindre rideau ou store, donc les lieux sont complètement ouverts et visibles de l'extérieur, ce qui a pu permettre de voir nettement ses actions durant la nuit.

Le film se termine sur un plan fixe du bureau. La caméra recule vers le seuil en longeant un petit couloir. L'ascenseur est en marche ; ses portes s'ouvrent lentement. Une ombre va en sortir, quelqu’un qui s'apprête certainement à venir détruire les preuves et les dossiers du procureur. La compagne du procureur se met à crier de plus en plus au téléphone, ne comprenant pas le soudain silence de son époux coupé en pleine phrase. À raison, elle pressent pour lui quelque chose de tragique.

Fiche technique

Distribution

(Hormis pour Yves Montand, distribution par ordre alphabétique conformément au générique du film)

Production

Genèse

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Henri Verneuil a mis deux ans pour écrire le scénario du film avec Didier Decoin. Leur scénario reprend un thème exploré par Alan J. Pakula cinq ans avant dans The Parallax View (À cause d'un assassinat)[1], dans lequel les témoins de l'assassinat d'un sénateur américain sont tous tués les uns après les autres, par une société secrète qui recrute des assassins en les manipulant mentalement.

Choix des interprètes

Le choix d'Henri Verneuil pour le rôle du procureur intègre s'est d'emblée porté sur Yves Montand.

Lieux de tournage

Tour EDF de Cergy-Pontoise.

Sortie et accueil

Réception critique

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Box-office

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Sorti quelques jours avant les fêtes de fin d'année de 1979, I... comme Icare fait un démarrage relativement modeste avec plus de 237 000 entrées lors de sa première semaine à l'affiche en France, le hissant à la quatrième place du box-office à cette période[2], dont 112 045 entrées sur Paris, où le film, diffusé dans 29 salles, démarre en seconde place[3]. La semaine suivante, le film réalise un résultat supérieur à son démarrage avec 253 222 entrées, qui lui permet d'atteindre la troisième place du box-office, pour un total de 490 563 entrées[4].

Pour sa troisième semaine en salles, le long-métrage débute l'année 1980 en prenant brièvement la première place du box-office avec 233 210 entrées, pour un cumul de 723 773 entrées[5] et atteint le million d'entrées en cinquième semaine[6]. Le film fait sa dernière apparition dans le top 30 hebdomadaire la semaine du avec 1 646 623 entrées de cumulées depuis sa sortie[7]. En fin d'exploitation, I... comme Icare finit avec 1 829 220 entrées[8].

Distinctions

Récompenses

Nominations

Thèmes du film

Similitudes avec les États-Unis

L'ensemble du film se déroule dans un pays fictif qui évoque fortement les États-Unis, notamment avec le drapeau du pays qui rappelle le drapeau des États-Unis, et la monnaie du pays, le dollar[10].

De même le final décrivant l'opération Zénith au Tibéria s'inspire des actions de déstabilisation menées par les États-Unis au Chili contre le président Allende, ayant facilité le coup d'État de 1973 et permis l'arrivée au pouvoir de la junte militaire dirigée par Pinochet.

On peut cependant constater dans certains plans, l'insistance sur l'aspect international du scénario par la multitude des langues présentes, par exemple sur les panneaux indicateurs, et par un décor très neutre, rendant l'action possible dans n'importe quel pays.

Assassinat de John F. Kennedy

Le film est fortement inspiré de la théorie d'un complot ayant conduit à l'assassinat de John F. Kennedy. Le nom du tueur, Daslow, est d'ailleurs l'anagramme du nom de l'assassin supposé de Kennedy, Lee Harvey Oswald[11]. De nombreux autres éléments reprennent la thèse de Jim Garrison développée lors de son enquête sur l'assassinat de Kennedy. Ainsi on retrouve pour l'assassin :

  • la mise en scène possible de l'arme du crime,
  • la photo truquée de Daslow avec son fusil,
  • le 22 du mois (JFK assassiné un et Jary le ).

Sont également évoqués :

  • la participation possible des services secrets,
  • l'utilisation de la mafia comme intermédiaire,
  • le rapport biaisé de la Commission Warren,
  • la représentation probable de Jim Garrison dans le personnage du procureur Volney,
  • le film Zapruder,
  • l'homme au parapluie (umbrella man) : Carlos de Palma dans le film.

Cette ressemblance entre l'intrigue du film et la réalité est accentuée par certaines répliques, comme lorsque le personnage principal déclare : « [...] quand l'imaginaire ne prend pas sa source dans la réalité, ce n'est pas très bon ; il n'y a pas de frissons ni de suspense sans le vrai et le vraisemblable. »

Le personnage de Jary reprend également une citation de Kennedy. En effet au tout début du film, la chaîne « International tv programs » rediffuse les images du président interrogé, au moment de sa réélection, sur sa politique pour les années à venir. Celui-ci y déclare :

« Voyez vous... Bernard Shaw disait : « Il y a des gens qui voient les choses comme elles sont et qui se demandent pourquoi, et puis... il y a des gens qui rêvent les choses comme elles n'ont jamais été et qui se demandent… pourquoi pas ? » J'essaierai d'appartenir à cette deuxième catégorie. »

Cette citation est effectivement adaptée d'une réplique du serpent à Ève, dans Au commencement, la première pièce du cycle En remontant à Mathusalem (en), écrite en 1921 par George Bernard Shaw :

« You see things; and you say “Why?” But I dream things that never were; and I say “Why not?”. »

— Acte I, § i

John F. Kennedy a utilisé cette citation dans un discours devant le Parlement d'Irlande à Dublin le (et son frère Robert F. Kennedy en a utilisé une version légèrement modifiée lors de l'élection présidentielle américaine de 1968)[12].

Expérience de Milgram

Ce film est une critique féroce du pouvoir dans les sociétés modernes et approche particulièrement la manière dont un pouvoir, quel qu'il soit, peut amener un quidam à effectuer des actes d'une grande cruauté.

Un passage du film recrée ainsi, à l'Université de Layé (anagramme de Yale), l'expérience de Milgram, qui fut conduite au début des années 1960. Un psychologue américain, Stanley Milgram, montra que deux volontaires sur trois peuvent être amenés, pour une somme dérisoire, à infliger un choc électrique dangereux, voire mortel, à une personne qu'ils ne connaissent pas, qui ne leur a rien fait et dont la seule faute est de s'être trompé dans un test de mémoire. Le cadre sérieux de l'université et l'autorité présumée des organisateurs de l'expérience suffisaient à légitimer, aux yeux des volontaires, une telle barbarie. L'expérience était truquée et aucune décharge électrique n'était réellement infligée. Cela n'empêcha pas les volontaires de croire sincèrement qu'ils punissaient les simulateurs. Toutefois, les conditions expérimentales ayant donné plus de 63 % de sujets allant jusqu'au bout de l'expérience ne sont pas celles décrites dans le film (« Moniteur » et « Élève » dans des pièces séparées, pas de contact physique). Dans le cadre de sujets dans la même pièce, avec un contact physique entre « Moniteur » et « Élève » (comme dans le film), le taux d'obéissance n'était que de 30 %.

Le film permet en outre à Verneuil de mettre en scène ces expériences de Milgram qui l'ont fasciné (il a d'ailleurs mis plusieurs années et plusieurs versions pour arriver au scénario final). Le film semble beaucoup reposer sur cette démonstration scientifique de la capacité humaine à se soumettre à l'autorité. Mais selon des psychologues, Verneuil n'a pas interprété correctement l'expérience, en voyant la soumission à l'autorité comme caractéristique d'une personnalité, là où il faudrait l'envisager en termes situationnels[13].

Autour du film

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  • Le groupe de pression s'appelle « Minos ». Or dans le film Peur sur la ville, l'assassin s'appelle également « Minos ».
  • Lorsque le procureur Henry Volney examine le livre de Nicolas Rosenko sur Daslow, il est très facile de voir que chaque page du livre est identique.

Notes et références

  1. (en) Carlo Celli, National Identity in Global Cinema : How Movies Explain the World, New York, Palgrave Macmillan, coll. « Italian and Italian American Studies », , 180 p. (ISBN 978-0-230-10882-0 et 978-0-230-11717-4).
  2. Fabrice BO, « BO France - 25 décembre 1979 », sur Les Archives du Box Office, (consulté le ).
  3. Renaud Soyer, « BOX OFFICE PARIS DU 19/12/1979 AU 25/12/1979 », sur Box Office Story, (consulté le ).
  4. Fabrice BO, « BO France - 31 décembre 1979 », sur Les Archives du Box Office, (consulté le ).
  5. Fabrice BO, « BO France - 8 janvier 1980 », sur Les Archives du Box Office, (consulté le ).
  6. Fabrice BO, « BO France - 22 janvier 1980 », sur Les Archives du Box Office, (consulté le ).
  7. Fabrice BO, « BO France - 1er avril 1980 », sur Les Archives du Box Office, (consulté le ).
  8. « I COMME ICARE », sur JP Box-Office (consulté le ).
  9. « I COMME ICARE », sur Académie des Césars
  10. Olivier Père, « I… comme Icare de Henri Verneuil », Arte, .
  11. Yannick Dehée, Mythologies politiques du cinéma français, 1960-2000, Paris, Presses universitaires de France, coll. « La Politique éclatée », , 304 p. (ISBN 2-13-050033-1), p. 149.
  12. (en) Bibliothèque du Congrès (préf. James H. Billington), Respectfully Quoted : A Dictionary of Quotations, Dover Publications, , 520 p. (ISBN 978-0-486-47288-1, lire en ligne), p. 93.
  13. Jacques-Philippe Leyens et Nathalie Scaillet (préf. Ewa Drozda-Senkowska), Sommes-nous tous des psychologues ?, Wavre, Mardaga, coll. « Psy. Individus, groupes, cultures » (no 8), , 225 p. (ISBN 978-2-8047-0101-7, lire en ligne), p. 89–90.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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