Gérard Collomb

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Collomb.

Page d’aide sur l’homonymie

Ne doit pas être confondu avec Francisque Collomb, maire de Lyon de 1976 à 1989.

Gérard Collomb
Illustration.
Gérard Collomb en 2013.
Fonctions
Ministre d'État
Ministre de l'Intérieur

(1 an, 4 mois et 16 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Matthias Fekl
Successeur Édouard Philippe (intérim)
Christophe Castaner
Président de la métropole de Lyon

(2 ans, 6 mois et 9 jours)
Prédécesseur Fonction créée
Successeur David Kimelfeld
Maire de Lyon

(1 an, 7 mois et 29 jours)
Élection
Prédécesseur Georges Képénékian
Successeur Grégory Doucet

(16 ans, 3 mois et 22 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Raymond Barre
Successeur Georges Képénékian
Sénateur français

(1 mois et 1 jour)
Circonscription Rhône
Groupe politique RASNAG
Prédécesseur Gilbert-Luc Devinaz
Successeur Gilbert-Luc Devinaz

(17 ans, 7 mois et 15 jours)
Élection 26 septembre 2004
Réélection 28 septembre 2014
Circonscription Rhône
Groupe politique SOC
Prédécesseur Franck Sérusclat
Successeur Gilbert-Luc Devinaz
Maire du 9e arrondissement de Lyon

(5 ans, 8 mois et 22 jours)
Élection
Prédécesseur Michèle Mollard
Successeur Pierrette Augier
Député français

(6 ans, 10 mois et 12 jours)
Élection 21 juin 1981
Réélection 16 mars 1986
Circonscription 2e du Rhône (1981-1986)
Rhône (1986-1988)
Législature VIIe et VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Roger Fenech
Successeur Scrutin majoritaire
Biographie
Nom de naissance Gérard Roland Collomb
Date de naissance
Lieu de naissance Chalon-sur-Saône (France)
Date de décès (à 76 ans)
Lieu de décès Pierre-Bénite (France)
Nature du décès Cancer de l'estomac
Sépulture Cimetière de Loyasse
Nationalité Française
Parti politique CIR (1968-1971)
PS (1969-2017)
EM/LREM (2017-2022)
Diplômé de Faculté des lettres de Lyon
Profession Professeur agrégé

Signature de Gérard Collomb

Gérard Collomb Gérard Collomb
Ministres français de l'Intérieur
Maires de Lyon
modifier Consultez la documentation du modèle

Gérard Collomb, né le à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et mort le à Pierre-Bénite (Rhône), est un homme politique français.

Longtemps membre du Parti socialiste, il est député de 1981 à 1988, sénateur entre 1999 et 2017, maire de Lyon de 2001 à 2017 et de 2018 à 2020, ainsi que président de la métropole de Lyon de 2015 à 2017.

Il apporte son soutien à Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle de 2017 et rejoint La République en marche, quittant le PS. De 2017 à 2018, il est ministre d'État, ministre de l'Intérieur au sein des gouvernements Philippe I et II.

Candidat aux élections métropolitaines de 2020 dans la métropole de Lyon, il voit sa liste arriver en quatrième position au premier tour et fait alliance avec la liste de droite, en se retirant comme candidat à la présidence de la métropole. Il prend ensuite ses distances avec Emmanuel Macron.

Situation personnelle

Famille et vie privée

Gérard Collomb est le fils de Marc Collomb (1906-2004), ouvrier-métallurgiste, syndicaliste CGT, et de Marcelle Cuissard (1910-2004), femme de ménage[1],[2],[3]. Ses parents sont originaires de la région lyonnaise[4]. Il a une sœur aînée, Yvette Collomb (née en 1933)[2].

Il se marie en premières noces en 1968 avec Geneviève Bateau (née en 1947)[5]. De ce mariage naissent deux enfants : Thomas (né en 1974), officier de police[6] de 2000 à 2008, puis directeur d'une société de sécurité[7], et Anne Laure (née en 1976), docteur en histoire de l'art[8]. Gérard Collomb et Geneviève Bateau divorcent en 1994.

En couple avec Meriem Nouri, il a un fils, Alexandre Collomb[9].

Gérard Collomb se marie en secondes noces en 2001 avec Caroline Rougé (née en 1976), magistrate administrative, affectée au tribunal administratif de Paris en 2018[10], et à la tête de la fédération du Rhône de La République en marche de 2017 à 2019[11]. De ce mariage, naissent deux enfants[12] : Clémence (née en 2004) et Camille (née en 2007).

Études et carrière professionnelle

Après une khâgne au lycée du Parc, où il est l'élève de Jean Lacroix[13], puis des études supérieures à la faculté des lettres de Lyon, Gérard Collomb devient professeur agrégé de lettres classiques en 1970. Il enseigne dans plusieurs lycées de la région, notamment au lycée Jean-Perrin dans le 9e arrondissement de Lyon et plusieurs années au lycée René-Cassin de Tarare.

Passionné de philosophies grecque et latine, une de ses principales références philosophiques est Saint-Simon[14].

Franc-maçon depuis 1989 et membre du Grand Orient de France, il ne cache pas son appartenance à la franc-maçonnerie[15],[16].

Parcours politique

Débuts

Gérard Collomb adhère en 1968 à la Convention des institutions républicaines (CIR)[5]. Dès la fin des années 1960, il participe à la refondation du Parti socialiste dans le Rhône. Il entre au conseil municipal de Lyon en 1977.

Député

Il est élu député dans la 2e circonscription du Rhône le 21 juin 1981, à l'âge de 34 ans, battant le député sortant, Roger Fenech (UDF). Il est réélu le 16 mars 1986 à l'occasion du scrutin proportionnel, dans le département du Rhône.

En 1988, candidat aux élections législatives dans la 1re circonscription du Rhône, il est battu par Bernadette Isaac-Sibille (UDF). En 1997, il est candidat aux élections législatives dans la 1re circonscription du Rhône face à la députée sortante Bernadette Isaac-Sibille. Il est battu au second tour avec 48,69 % des voix.

Sénateur

Il devient sénateur pour le Rhône en 1999 à la suite de la démission de Franck Sérusclat. Il est réélu le 26 septembre 2004 et le 28 septembre 2014.

Au Sénat, il est membre de la commission des Lois ainsi que de la délégation sénatoriale aux Collectivités territoriales et à la Décentralisation[17].

En 2016, ses indemnités de sénateur sont plafonnées à 4 000 euros par mois du fait de son absentéisme au Sénat, une baisse de revenu qu'il décrit comme ressemblant à « un vrai cauchemar »[18],[19],[20].

Maire de Lyon

Gérard Collomb et Jean-Louis Touraine en 2007.

La gauche plurielle remporte trois arrondissements aux élections municipales de 1995 ; élu maire du 9e arrondissement de Lyon, il intègre l'exécutif du Grand Lyon, présidé par Raymond Barre.

Se disant saint-simonien, proche des entreprises, il favorise l'implantation, dans son arrondissement, de grandes sociétés, telles que la Cegid, dirigée par Jean-Michel Aulas, ou Infogrames Entertainment, pilotée par Bruno Bonnell[21].

Il remporte les élections municipales de 2001 contre Michel Mercier (UDF) et Charles Millon (DLC), avec 10 000 voix de moins qu'eux. Il est élu maire de Lyon le , succédant à Raymond Barre, qui ne se représentait pas[22].

À la tête de la ville, il dote l'agglomération lyonnaise d'un système de location de vélos en libre-service : Vélo'v, et aménage les berges du Rhône, en reprenant un projet de Raymond Barre de Reconquête du Rhône et de la Saône, puis en entamant l'aménagement du quartier de La Confluence (2e arrondissement de Lyon), commençant par le bassin nautique relié à la Saône (inauguré en ), point de départ du Projet Confluence qu'il aménage en 2 phases (2000 - 2015, commencée en 2003, et 2015 - 2030, commencée en 2017), prolongé par le projet Rive de Saône, de la pointe du confluent Rhône - Saône jusqu'au nord de la métropole de Lyon. Il a aussi lancé plusieurs projets de tour dans le quartier de La Part-Dieu (3e arrondissement de Lyon) notamment la tour Oxygène et la tour Incity.

Le 9 mars 2008, la liste qu'il conduit l'emporte dès le premier tour en gagnant six arrondissements et en laissant son adversaire Dominique Perben (UMP) avec 30 % des voix[22].

Gérard Collomb déclare en qu'il se refusera à marier des personnes de même sexe : « Je laisserai le soin à mes maires et à mes adjoints de célébrer ces mariages », annonce-t-il sur Europe 1, expliquant s'être « longtemps interrogé sur le mariage homosexuel » et n'y être pas favorable. « Il y a quelque chose qui me semble plus important sur le long terme : c'est que l'on évite de faire en France ce que l'on fait aux États-Unis, en Californie par exemple, c'est-à-dire une véritable industrie du portage d'enfants. Ça, ce serait une vraie difficulté pour notre société », précise-t-il. Il est visible sur une photographie, prenant la pose aux côtés d'une famille manifestant contre le projet de loi Taubira[23].

En dépit d'un contexte national difficile[24], la liste de Gérard Collomb l'emporte au second tour des élections municipales de 2014 à Lyon, avec près de 16 points d'avance sur son adversaire Michel Havard (UMP), battu dans son propre arrondissement. C'est à ce titre la plus large victoire[25] d'un candidat socialiste dans les grandes villes de France pour ces élections municipales de 2014. Le , après avoir été réélu maire de Lyon par le conseil municipal de la ville, il est réélu président du Grand Lyon dès le premier tour, avec 92 voix, contre 58 pour son adversaire François-Noël Buffet (UMP)[26].

Le , il devient le premier président du conseil de la métropole de Lyon, collectivité de plein exercice qui fusionne la communauté urbaine du Grand Lyon et le conseil général du Rhône sur le territoire du Grand Lyon[27].

Cadre du Parti socialiste

Il est nommé responsable au sein du Parti socialiste des relations avec les autres mouvements politiques et les syndicats, puis devient secrétaire national en 1986. Leader de l'opposition au sein du conseil municipal de Lyon, c'est lui qui mène l'opposition à Michel Noir quand celui-ci est élu maire en 1989. Nommé secrétaire national du Parti socialiste, délégué aux relations extérieures puis aux pays en voie de développement, Gérard Collomb participe à la création de la Fondation Jean-Jaurès, dont il devient secrétaire général dès sa création en 1992. Il sera aussi membre du Conseil économique et social de 1994 à 1999 et conseiller régional de la région Rhône-Alpes de 1992 à 1999.

En , il est désigné président du Conseil national du Parti socialiste. Le 26 septembre 2004, il est réélu sénateur du Rhône. Élu en , président de la Commission coopération décentralisée du réseau mondial CGLU, puis président de l'Agence mondiale de solidarité numérique en , il préside également la Commission des affaires européennes et internationales au sein de l'AMGVF. Élu en à la présidence de l'Association des communautés urbaines de France, Gérard Collomb, préside également de à Eurocities, réseau qui fédère les 130 métropoles les plus importantes d'Europe.

Pragmatique[3] et social-démocrate, Gérard Collomb a été au sein du Parti socialiste dans la mouvance de Dominique Strauss-Kahn avant de soutenir Ségolène Royal lors de la campagne de l'élection présidentielle de 2007.

Au congrès de Reims, qui s'est tenu du 14 au , il mène, en tant que premier signataire et animateur de la motion E : « L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes ».

Candidat putatif à la primaire socialiste de 2011, il a publié un essai politique en  : Et si la France s'éveillait…[28]. Finalement non-candidat, il soutient dans un premier temps Dominique Strauss-Kahn[29], puis apporte son soutien à la candidature de François Hollande en vue de l'élection présidentielle de 2012[30], et fait partie de son équipe de campagne en tant que responsable pour les relations avec les entreprises et les grandes villes[31].

Lors de son soutien à Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle de 2017, il se voit menacé d'exclusion du Parti socialiste[32],[33]. Après sa nomination au gouvernement Édouard Philippe, la question de son appartenance au PS se pose une nouvelle fois[34]. En , le coordinateur du PS, Rachid Temal, déclare qu'« il n'y a aucun socialiste au gouvernement », dont aucun membre ne pourra selon lui voter au congrès d'Aubervilliers[35].

Ralliement à Emmanuel Macron

À partir de , il soutient ouvertement le mouvement En marche créé par Emmanuel Macron, ministre de l'Économie de 2014 à 2016[36],[37]. Pour Luc Rosenzweig, Lyon sous la direction de Gérard Collomb a été, par son alliance de la social-démocratie avec le monde de l’entreprise, « un laboratoire du macronisme avant même que le dénommé Macron songe à entrer par la grande porte dans l’arène politique. »[38].

Il adhère ensuite à La République en marche[39],[40],[41],[42].

Ministre d'État, ministre de l’Intérieur

Les ministres de l'Intérieur du G7 réunis à Ischia, en Italie, en octobre 2017.

Le , il est nommé ministre d'État, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Édouard Philippe. Il est deuxième dans l'ordre protocolaire du nouveau gouvernement. À la suite de sa nomination place Beauvau, Gérard Collomb annonce qu'il abandonnera ses fonctions de maire de Lyon et de président de la métropole après les élections législatives[43],[44]. Cependant, il reste conseiller dans ces deux collectivités territoriales[45]. Le Parti socialiste indique en 2018 que Gérard Collomb est devenu membre de La République en marche[39].

Gérard Collomb commence son action en affichant, d'après Le Monde, « sa volonté de mettre en œuvre une politique répressive en matière migratoire », notamment à Calais et dans le Dunkerquois[46]. En , des violences policières récurrentes sont dénoncées par les migrants, les acteurs de la société civile qui leur viennent en aide et le Défenseur des droits, Jacques Toubon[47],[48]. Alors qu'Emmanuel Macron avait laissé entendre durant sa campagne électorale qu’il était disposé à « rouvrir le sujet » du règlement Dublin III, Gérard Collomb indique peu après sa nomination que la procédure Dublin serait bien appliquée[48].

Son directeur de cabinet est Stéphane Fratacci[49]. Relevant que celui-ci est « connu pour avoir été le préfet du Doubs lors de l’affaire Leonarda, mais aussi le secrétaire général du très critiqué ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire sous la présidence de Nicolas Sarkozy », l'universitaire Josselin Dravigny estime, en , que « l’inclinaison sécuritaire de ce spécialiste des questions migratoires semble déjà visible sur le terrain »[48].

Fin 2017, il porte le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, visant à transposer dans le droit commun certaines mesures de l'état d'urgence[50].

Il défend, en 2018, un projet de loi sur l'asile et l'immigration, qui suscite des tensions au sein de la majorité parlementaire[51]. En , lors des attentats de Carcassonne et Trèbes, il affirme que rien ne laissait présager la radicalisation et le passage à l'acte du terroriste, avant d'être contredit par le procureur de la République de Paris, qui révèle qu'il était fiché S et FSPRT[52].

En , dans le cadre de l'affaire Benalla, Gérard Collomb est accusé par ses opposants d'avoir « menti par omission » en s'abstenant de porter à la connaissance du procureur de la République les délits présumés commis par le chargé de mission et de la sécurité du président de la République[53]. Il lui est reproché le non-respect de l'article 40 du Code de procédure pénale[54]. Lors de son audition par la commission des Lois de l’Assemblée nationale, le , il prononce des réponses « évasives » : d'après 20 minutes, il se défend « de tout manquement personnel » et « se défausse largement sur la Préfecture de police et le cabinet d’Emmanuel Macron »[55]. Gérard Collomb ne bénéficie pas d'une forte considération de la part du monde policier du fait de sa faible implication dans plusieurs dossiers ; en , lorsque son chef de cabinet, Jean-Marie Girier, quitte le ministère, un policier déclare que « c’est le vrai ministre de l'Intérieur qui quitte le navire »[52].

Dans un entretien accordé à L'Express en , Gérard Collomb annonce qu’il sera candidat à la mairie de Lyon en 2020, et qu’il quittera ses fonctions ministérielles en amont, afin de préparer sa campagne[56]. Cette annonce intervient dans un contexte de dégradation de ses relations avec Emmanuel Macron, notamment après qu’il a avancé le manque « d’humilité » de l’exécutif comme raison de la baisse du chef de l’État dans les sondages[57],[58],[59]. En , Caroline Collomb déclare que « Gérard Collomb a fait le choix de démissionner du gouvernement pour des raisons politiques qui lui appartiennent, notamment suite à l'affaire Benalla »[60].

Le , il présente sa démission du gouvernement à Emmanuel Macron, qui la refuse[61],[62]. Il réaffirme pourtant son intention de démissionner de ses fonctions le même jour[63], puis de nouveau le lendemain, ce qui contraint le gouvernement à entériner son départ[64]. Selon le constitutionnaliste Bastien François, « si le Président met fin aux fonctions d’un ministre, sur le papier, c’est parce que c’est lui qui signe le décret de nomination »[65]. Ses fonctions sont assurées par intérim par le Premier ministre, Édouard Philippe, avec qui il entretenait des relations tendues depuis plusieurs mois[66].

Retour à Lyon et échec aux élections métropolitaines

Georges Képénékian, qui l’avait remplacé à la mairie de Lyon en 2017, démissionne de son mandat afin de permettre à Gérard Collomb, resté conseiller municipal, de redevenir maire[67]. Gérard Collomb est réélu le avec 41 voix sur 73 alors que sa majorité dispose de 46 sièges au conseil municipal[68]. Dans le même temps, il annonce qu'il ne se présentera pas aux élections municipales sous la bannière LREM, préférant une plateforme locale réunissant plusieurs tendances politiques[69].

Il retrouve également son siège de sénateur le . Ce dernier mandat expire automatiquement le suivant, 30 jours[70] après son élection comme maire, conformément à la loi sur le cumul des mandats, qui ne permet plus de cumuler un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale[71],[72],[73].

En revanche, il ne parvient pas à récupérer la présidence de la métropole de Lyon, que souhaite conserver David Kimelfeld. Les deux hommes sont concurrents pour obtenir l'investiture LREM à l'élection métropolitaine, qui doit avoir lieu en même temps que les élections municipales.

Le , dans le contexte du mouvement des Gilets jaunes, Gérard Collomb explique avoir, à plusieurs reprises, « alerté le président Macron sur le risque de fracture entre territoires métropolitains et territoires ruraux ou semi-ruraux » à cause de la prépondérance du « pouvoir central » dans la politique de ce dernier[74].

À la suite de l'attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon de , le parquet de Paris « recadre » Christophe Castaner et Gérard Collomb[75]. Le procureur de la République reproche au maire de Lyon et au ministre de l’Intérieur d’avoir pris l’initiative de communiquer sur les investigations alors même que certaines perquisitions n'avaient pas encore eu lieu[75].

Le , des perquisitions ont lieu à la mairie de Lyon et à son domicile dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le Parquet national financier (PNF) en raison de soupçons de détournement de fonds publics[76]. Gérard Collomb est accusé d'avoir fait bénéficier son ex-compagne Meriem Nouri de plusieurs emplois municipaux pendant plus de vingt ans[77].

L'affaire a des retombées sur les débuts de la campagne municipale de 2020 : Nathalie Perrin-Gilbert (LFI) lui demande en de présenter des excuses aux Lyonnais, l'accusant d'avoir fait une « Pénélope Fillon »[78],[79].

Investi par LREM pour les élections métropolitaines de 2020, Gérard Collomb entend former un ticket avec Fouziya Bouzerda, membre du MoDem[80] ; mais c’est Yann Cucherat qui est choisi comme candidat à la mairie de Lyon[81]. En , lors du premier tour des élections métropolitaines, la liste LREM-MoDem-UDI conduite par Gérard Collomb n’arrive qu’en troisième position, avec 17,3 % des suffrages, juste devant la liste dissidente de David Kimelfeld (17 %)[82]. En vue du second tour, à la surprise générale, Gérard Collomb se désiste en faveur du candidat divers droite François-Noël Buffet, arrivé en deuxième position ; en échange, la droite retire la candidature d’Étienne Blanc à la mairie, soutenant le dauphin de Gérard Collomb, Yann Cucherat[83]. Le lendemain, La République en marche lui retire son investiture.

Le candidat écologiste Grégory Doucet est élu par le conseil municipal et lui succède le [84]. Après 19 ans passés à la tête de la mairie, Gérard Collomb, en tant que doyen de l'Assemblée à l'âge de 73 ans, passe lui-même l’écharpe tricolore au nouveau maire[85],[86]. Il reste conseiller municipal et conseiller métropolitain d'opposition[87].

Lors de la campagne législative de 2022, il s'affiche avec plusieurs candidats exclus de Renaissance (ex-LREM), ce qui fait dire à la Tribune de Lyon qu'il « consomme sa rupture avec Emmanuel Macron »[88].

Maladie et mort

Le , Gérard Collomb révèle sur son compte Twitter être atteint d'un cancer de l'estomac[89],[90].

Après avoir bénéficié de traitements anticancéreux et alors que son état de santé se dégrade, il demande à bénéficier d'une sédation profonde[91]. Il est pris en charge par le service d'oncologie de l'hôpital Lyon Sud[91]. Gérard Collomb meurt à Pierre-Bénite[92] le , à l'âge de 76 ans[89],[90]. Plusieurs personnalités politiques comme Emmanuel Macron, François Hollande, Élisabeth Borne ou Marine Le Pen lui rendent hommage[93],[91],[94].

À la demande de la famille, son cercueil est exposé dans l'hôtel de ville de Lyon du 27 novembre jusqu'à la date de ses obsèques ; cet honneur public avait été celui d'Édouard Herriot en 1957[95], ainsi que de Louis Pradel en 1976[96]. Ses obsèques publiques ont lieu le en la Primatiale Saint-Jean de Lyon, en présence d'Emmanuel Macron et de nombreuses personnalités du monde de la politique, du sport, des arts et de la culture[97]. Le défunt avait tenu à ce que 1 000 places soient réservées à ses anciens administrés[97]. Durant la cérémonie, l'écrivain Marc Lambron[98], l'ancien Premier ministre Édouard Philippe et le président de la République Emmanuel Macron prennent la parole pour lui rendre hommage[99].

Gérald Collomb est inhumé au cimetière de Loyasse[95].

Prises de position

Gérard Collomb en 2007.

Cumul des mandats

En 2012 et 2013, Gérard Collomb s'oppose à une plus grande limitation du cumul des mandats[100],[101]. Il s'abstient de voter au Sénat sur le projet de loi restreignant cette pratique en 2014[102].

Économie

Il fait partie de la frange sociale-libérale du Parti socialiste[103].

Immigration

Après son départ du gouvernement, il tient plusieurs propos hostiles au processus d'immigration se déroulant en France[104]. Lors de son allocution de départ du ministère, le , il déclare : « Aujourd'hui, c'est plutôt la loi du plus fort qui s'impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République. […] Aujourd'hui, on vit côte à côte ; je crains que demain on ne doive vivre face à face »[66]. Ces propos surprennent alors qu’il n’avait pas fait état publiquement d'une telle inquiétude lorsqu'il était ministre[104]. Cependant, Valeurs actuelles rapporte le que Gérard Collomb déclarait dès que la France « n’a plus besoin d'immigration », que « des communautés en France s'affrontent de plus en plus » et que « d'ici à cinq ans, la situation pourrait devenir irréversible »[105],[106],[107]. Ses prises de position sur l'immigration lui font perdre le soutien des élus Europe Écologie Les Verts à Lyon[108]. En , il s'attaque à la politique migratoire d'Emmanuel Macron et révèle les raisons de sa démission en 2018. « Si je m'étais exprimé avant la présidentielle, mon intervention aurait pu inverser le résultat de cette élection, et Marine Le Pen être élue. C'est pourquoi je me suis tu », confie-t-il au Point[109]. Son départ serait dû à un désaccord avec Emmanuel Macron concernant la création de « centres contrôlés » pour accueillir les migrants, une initiative de la Commission européenne[110].

Détail des mandats et fonctions

Selon L'Express, il est, en 2014, avec neuf mandats et fonctions, le sixième élu le plus « cumulard » de France[111]. Côté cumul temporel des mandats, Gérard Collomb siège au conseil municipal de Lyon de 1977 à sa mort, soit en tant que conseiller municipal, soit en tant que maire.

Au gouvernement

  •  : ministre d'État, ministre de l'Intérieur.

À l’Assemblée nationale

  •  : député, élu dans la 2e circonscription du Rhône.
  •  : député, élu dans le département du Rhône.

Au Sénat

  •  : sénateur, élu dans le département du Rhône.
  •  : sénateur, élu dans le département du Rhône.

Au niveau local

  •  : conseiller municipal de Lyon.
  • 1992-1999 : conseiller régional de Rhône-Alpes.
  •  : maire du 9e arrondissement de Lyon.
  •  : maire de Lyon.
  •  : président du Grand Lyon puis de la métropole de Lyon.
  •  : maire de Lyon.
  •  : conseiller de la métropole de Lyon.

Autres fonctions

Distinctions

Postérité

En décembre 2023, la métropole de Lyon décide de renommer la station de métro « gare de Vaise » en « gare de Vaise-Gérard Collomb »[120].

Publication

  • Gérard Collomb, Et si la France s'éveillait, Paris, Plon, coll. « Tribune libre », , 216 p. (ISBN 978-2-259-21423-0).

Notes et références

  1. « Généalogie de Gérard COLLOMB », sur Geneanet (consulté le ).
  2. a et b Régis Guillet, Gérard Collomb : Le baron rebelle, Armand Colin, , 122 p. (ISBN 978-2-200-28811-2, lire en ligne).
  3. a et b Fanny Guinochet, « Pragmatique », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. Catherine Lagrange, « Gérard Collomb : socialiste et barriste », Le Point, 11 août 2000.
  5. a et b Jérôme Cordelier, Catherine Lagrange, « Sur les traces de Gérard Collomb », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. « Comment les fils de se font un prénom - société - Tribune de Lyon », sur Tribune de Lyon (consulté le )
  7. Thomas Collomb rend son uniforme
  8. Géraldine Boyer, « Gérard Collomb : qui est la femme du ministre de l'intérieur, Caroline, plus jeune que lui de 30 ans? », sur Femme Actuelle, (consulté le )
  9. « Perquisitions à la mairie de Lyon ainsi qu’au domicile du maire, Gérard Collomb », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne)
  10. « Caroline et Gérard Collomb à Paris : un rapprochement familial qui fait tiquer les juges du TA », rue89lyon.fr, 6 septembre 2017.
  11. Arthur Berdah, « LREM évince Caroline Collomb de la présidence de la fédération du Rhône », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  12. « Collomb : "Les critiques sur ma personne ? Je m'en fous !" », Paris Match, semaine du 23 au 29 novembre 2017, page 41.
  13. « Lyon : hommage au penseur Jean Lacroix », sur LyonMag, (consulté le ).
  14. « Ceux que collomb ecoute vraiment - politique - Tribune de Lyon », sur Tribune de Lyon (consulté le ).
  15. Bertrand Olivier, « Le système Collomb à Lyon Un franc-maçon bien vu par les cathos... », sur L'Express.fr, (consulté le ).
  16. Catherine Lagrange, « De solides réseaux », sur Le Point, (consulté le ).
  17. « Fiche de Gérard Collomb », sur senat.fr (consulté le ).
  18. Gérard Collomb furieux d'avoir vu ses revenus tomber "à 4,000 euros par mois" à cause de son absentéisme au Sénat, Europe 1, 9 janvier 2017.
  19. Jade Toussay, « Gérard Collomb vit un "cauchemar" depuis que son salaire a été réduit à... 4 000 euros », Le Huffington Post, 10 janvier 2017.
  20. Yohan Blavignat, « Gérard Collomb furieux après la baisse de ses indemnités à 4 000 euros », Le Figaro, 10 janvier 2017.
  21. « Gérard Collomb, ancien maire de Lyon et ministre de l'intérieur, est mort à l'âge de 76 ans », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  22. a et b « Elu par défaut en 2001, Gérard Collomb (PS) triomphe à Lyon », sur Le Monde.fr (consulté le )
  23. « 10 choses à savoir sur Gérard Collomb, le fidèle de Macron qui entre à l'Intérieur », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le )
  24. « Le PS défait par la vague bleue et la montée du FN », sur Le Monde, (consulté le ).
  25. « Gérard Collomb rejoue l’ouverture pour garder la métropole lyonnaise », sur Le Monde, (consulté le ).
  26. « Gérard Collomb gagne la présidence du Grand Lyon », sur Le Monde, (consulté le ).
  27. « Le socialiste Gérard Collomb retrouve la tête du Grand Lyon et les superpouvoirs de la Métropole | Rue89Lyon », Rue89Lyon,‎ (lire en ligne, consulté le )
  28. « Gérard Collomb publie un livre programme "Et si la France s'éveillait..." », sur Le Parisien, (consulté le ).
  29. Charlotte Chaffanjon, « Interview - Gérard Collomb : "La page DSK est largement tournée" », Le Point, 7 juillet 2011.
  30. « Primaire PS : Gérard Collomb annonce son ralliement à François Hollande », Le Point, 29 juin 2011.
  31. Mathieu Deslandes, « Six équipes en campagne : le Who's Who de la primaire », Rue89, 29 juillet 2011.
  32. « Présidentielle : Gérard Collomb "connait beaucoup de gens exclus du PS qui y sont encore" », sur Francetvinfo.fr, Franceinfo, (consulté le ).
  33. « Gérard Collomb appartient-il toujours au Parti Socialiste ? », sur Lyon Capitale, (consulté le ).
  34. « VIDÉO - "Collomb fait ce que Hortefeux n'osait pas faire", estime Luc Carvounas, candidat à la direction du PS », sur Lci.fr, (consulté le ).
  35. « « Il n’y a aucun socialiste au gouvernement », assure Rachid Temal », sur Public Senat (consulté le )
  36. Nathalie Raulin, « Gérard Collomb : «Macron doit se remettre en marche» », sur Libération (consulté le ).
  37. Justin Boche, « À Lyon, Gérard Collomb mobilise ses réseaux pour Macron », sur Lyon Capitale (consulté le ).
  38. Lyon, capitale de la Macronie, Luc Rosenzweig, Causeur, 13 mars 2017.
  39. a et b Le JDD, « Pour Olivier Faure, Gérard Collomb a "changé de parti et de cerveau" », sur lejdd.fr (consulté le )
  40. Ava Djamshidi et Nathalie Schuck, « Gérard Collomb sur le départ : le blues du bon soldat », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  41. « Gérard Collomb ou la « stratégie de l’incident » », sur Le Monde.fr (consulté le )
  42. « David Kimelfeld remplace Gérard Collomb à la présidence de la métropole de Lyon », sur Le Monde.fr (consulté le )
  43. « Gérard Collomb abandonne la mairie de Lyon et la métropole. », sur Lyon Capitale, (consulté le ).
  44. « Lyon : Gérard Collomb fait ses adieux à la métropole », sur 20 minutes, (consulté le )
  45. « Gérard COLLOMB | Ville de Lyon », sur www.lyon.fr (consulté le )
  46. Maryline Baumard, « Le ministre de l’intérieur envoie des policiers supplémentaires à Calais et adopte une ligne dure anti-migrants », sur Le Monde, (consulté le ).
  47. « Calais : les associations se plaignent des entraves à l’aide aux migrants », sur Le Monde, (consulté le ).
  48. a b et c Josselin Dravigny, « Présidence Macron et immigration : la continuité en marche ? », Migrations Société, vol. 2, no 168,‎ , p. 3-11 (lire en ligne, consulté le ) via Cairn.info.
  49. Ellen Salvi, « Matignon, Elysée, ministères... Les cabinets verrouillés du nouveau pouvoir », sur Mediapart, (consulté le ).
  50. « Antiterrorisme : Collomb défend le texte à l’Assemblée », Le Monde, 25 septembre 2017.
  51. Agence France-Presse, « Loi asile et immigration : le député En Marche Jean-Michel Clément va-t-il être exclu du groupe LREM? », lejdd.fr, (consulté le )
  52. a et b Benoist Fechner, « Gérard Collomb en résidence surveillée place Beauvau », lexpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  53. 20 minutes et AFP, « Affaire Benalla: Gérard Collomb, un ministre de l'Intérieur au cœur de la tempête », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  54. Alexandre Boudet, « Alexandre Benalla: L'Elysée et Macron accusés d'avoir failli à l'article 40 du code de procédure pénale », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le )
  55. Thibaut Chevillard, « Affaire Benalla: Gérard Collomb, le ministre qui ne savait rien (ou pas grand-chose) », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  56. « Gérard Collomb: "Je serai candidat à Lyon en 2020" », sur lexpress.fr, .
  57. « Gérard Collomb, un ministre de l'intérieur déjà à l'extérieur », sur lemonde.fr, .
  58. « «Manque d'humilité» : comment Gérard Collomb a fâché ... », sur leparisien.fr, .
  59. « En privé, Gérard Collomb ne retient plus ses coups contre Emmanuel Macron », sur lefigaro.fr, .
  60. Denis Lafay, « Droit de réponse de Caroline Collomb », sur latribune.fr, (consulté le ).
  61. « Gérard Collomb présente sa démission du gouvernement, Emmanuel Macron la rejette », sur lemonde.fr, .
  62. « Gérard Collomb a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée », sur francetvinfo.fr, .
  63. « Collomb force Macron à accepter sa démission : le bras de fer en 6 actes », sur L'Obs (consulté le )
  64. « Collomb-Macron : chronique d’un divorce en six actes », lemonde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  65. « Un ministre est-il obligé de continuer à travailler si le président refuse sa démission ? », sur Libération.fr (consulté le )
  66. a et b « Une passation de pouvoir expédiée entre Édouard Philippe et Gérard Collomb », sur lefigaro.fr, .
  67. « Le maire de Lyon Georges Képénékian cède sa place à Gérard Collomb », sur lefigaro.fr, .
  68. « Sans surprise, Gérard Collomb est réélu maire de Lyon », sur francetvinfo.fr, .
  69. Le Point.fr, « Municipales à Lyon : Collomb ne se présentera pas sous l'étiquette LREM », sur Le Point (consulté le )
  70. « Lyon : Gérard Collomb n'est officiellement plus sénateur », sur Lyon Capitale (consulté le )
  71. « Gérard Collomb redeviendra sénateur pour quelques heures », Le Progrès,‎ (lire en ligne).
  72. « 4 novembre 0h00, Gérard Collomb redevient sénateur… pour quelques heures », Médiapart,‎ (lire en ligne).
  73. « JORF n°0255 du 4 novembre 2018 - texte n° 46 : Composition du Sénat », sur www.legifrance.gouv.fr, .
  74. «Gilets jaunes» : Collomb avait «alerté» Macron sur le «risque de fracture», sur FIGARO, (consulté le )
  75. a et b Nicolas Chapuis, Richard Schittly et Simon Piel, « Attentat de Lyon : le parquet de Paris recadre Christophe Castaner et Gérard Collomb », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  76. « Gérard Collomb pris dans le maelstrom judiciaire », sur lefigaro.fr, .
  77. « Des perquisitions en cours chez le maire de Lyon Gérard Collomb », sur www.ledauphine.com (consulté le )
  78. Lyon mag, « Lyonmag.com », sur Lyonmag.com, (consulté le )
  79. BFMTV, « Lyon: conseil municipal tendu pour Collomb après la publication d'un rapport sur l'emploi de son ex-femme », sur BFMTV (consulté le )
  80. « À Lyon, la favorite de Gérard Collomb fait des jaloux », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  81. « Municipales à Lyon : Collomb adoube Yann Cucherat pour la mairie », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  82. « Attribution de l’ordre des panneaux entre les listes candidates aux élections métropolitaines / Actualités / Accueil - Les services de l'État dans le département du Rhône », sur rhone.gouv.fr (consulté le ).
  83. Tristan Quinault-Maupoil, « Lyon : Gérard Collomb s'allie à LR et lui cède la tête de liste pour l'élection métropolitaine », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  84. Municipales 2020 : Lyon aux mains des écologistes, la-croix.com, 29 juin 2020, par Lucie Alexandre
  85. Le JDD, « Municipales : de Gérard Collomb à Grégory Doucet, un nouvel air pour Lyon », sur lejdd.fr (consulté le )
  86. « Lyon : doyen du conseil municipal, Gérard Collomb devra remettre l’écharpe de maire à Grégory Doucet ! », sur Lyonmag.com (consulté le ).
  87. « Lyon : Gérard Collomb annonce qu'il siégera dans l'opposition "pendant un certain temps" », sur BFMTV (consulté le ).
  88. « Gérard Collomb franchit le pas et s’affiche avec des candidats dissidents exclus de Renaissance », sur tribunedelyon.fr, (consulté le ).
  89. a et b Richard Schittly, « Gérard Collomb, ancien maire de Lyon et ministre de l'intérieur, est mort à l'âge de 76 ans », sur Lyon Mag, (consulté le )
  90. a et b « Gérard Collomb, ancien maire de Lyon et ministre de l’intérieur, est mort à l'âge de 76 ans », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  91. a b et c « Gérard Collomb est mort à l’âge de 76 ans », sur lepoint.fr,
  92. Relevé des fichiers de l'Insee
  93. « Disparition de Gérard Collomb. », sur elysee.fr, (consulté le )
  94. « Mort de Gérard Collomb : Emmanuel Macron, François Hollande, Marine Le Pen... les hommages de la classe politique », sur cnews.fr, (consulté le ).
  95. a et b Guillaume Lamy, « Collomb et Herriot, deux maires côte à côte », sur Lyon Capitale, (consulté le ).
  96. « Question - Guichet du Savoir », sur www.guichetdusavoir.org (consulté le )
  97. a et b « Des Lyonnais, des stars et des ministres aux obsèques de Gérard Collomb », sur Europe 1, (consulté le )
  98. Marc Lambron, « Gérard Collomb, un être de pactes et de saveurs », sur Le Point, (consulté le ).
  99. Eric Mandonnet, « Obsèques de Gérard Collomb : Emmanuel Macron, Edouard Philippe et le temps des remords », sur L'Express, (consulté le ).
  100. Geoffrey Bonnefoy, « Gérard Collomb opposé au non-cumul des mandats voulu par Hollande - Le Lab Europe 1 », sur Le Lab Europe 1, (consulté le ) : « On est dans un Etat hyper jacobin où les décisions se prennent à Paris. Si les maires des grandes villes, si les présidents des conseils généraux, régionaux perdent ce contact, [...] ils vont se retrouver totalement coupés des lieux de pouvoirs. ».
  101. « Ces élus champions du cumul des mandats », sur www.leparisien.fr, (consulté le ) : « l'expérience locale est extrêmement importante pour pouvoir faire la loi ».
  102. « Cumul des mandats : Gérard Collomb s’explique sur son non-vote au Sénat », sur Lyonmag.com (consulté le ).
  103. « 10 choses à savoir sur Gérard Collomb, le fidèle de Macron qui entre à l'Intérieur », sur nouvelobs.com, .
  104. a et b « Quand Collomb faisait le lien entre immigration et insécurité », sur lefigaro.fr, .
  105. « Valeurs actuelles: les dessous des propos chocs de Collomb », sur lexpress.fr, .
  106. « Gérard Collomb se lâche dans "Valeurs actuelles" sur le vivre-ensemble et l'immigration », sur marianne.net, .
  107. « Immigration et insécurité, les sombres prédictions de Collomb », sur lyoncapitale.fr, .
  108. « A Lyon, Gérard Collomb retrouve son trône mais perd des alliés », sur liberation.fr, .
  109. « Ocean Viking : Gérard Collomb s'attaque à la politique migratoire d'Emmanuel Macron et révèle les raisons de sa démission en 2018 », sur cnews.fr, (consulté le )
  110. « Gérard Collomb critique l'accueil des migrants de l'Ocean Viking », sur bfmtv.com, (consulté le )
  111. Catherine Coroller, « Gérard Collomb se pliera à l'interdiction du cumul des mandats », sur www.liberation.fr, (consulté le ) : « avec ses neuf mandats et fonctions, Collomb arriverait d'ailleurs en sixième position des élus les plus cumulards de France »
  112. « Lyon : le projet de modernisation de l'hôpital Edouard Herriot avance à petits pas », sur bactiactu.com, (consulté le )
  113. « Georges Képénékian, maire de Lyon, nouveau président du Conseil de Surveillance des HCL », sur bactiactu.com, (consulté le )
  114. Décret du 31 décembre 2021 portant nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur.
  115. « Décoration. Emmanuel Macron remet la Légion d'honneur à Gérard Collomb », sur www.lalsace.fr (consulté le )
  116. « Gérard Collomb – Ordre national du Québec », sur www.ordre-national.gouv.qc.ca (consulté le )
  117. « Gérard Collomb reçoit la plus haute distinction du Québec », sur LyonMag (consulté le ).
  118. « Remise des insignes de l’Ordre du Soleil Levant, Rayons d’Or en Sautoir à Monsieur Gérard COLLOMB, Sénateur-Maire de Lyon, à la Résidence de l’Ambassadeur le 4 juin 2012 | Ambassade du Japon en France », sur www.fr.emb-japan.go.jp (consulté le )
  119. « Annonce des remises de décoration «Printemps 2019» : Ambassade du Japon en France », sur www.fr.emb-japan.go.jp (consulté le )
  120. https://www.lefigaro.fr/lyon/lyon-une-station-de-metro-renommee-en-hommage-a-gerard-collomb-20231211

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Gérard Collomb, sur Wikimedia Commons

Articles connexes

Bibliographie

  • Fabiène Gay Jacob Vial, Gérard Collomb : maire de Lyon, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, , 143 p. (ISBN 2-84147-111-X).
  • Vincent Cheynet, Lyonnais, qui avez-vous élu ?, Éditions de la Mèse, 2008.
  • Régis Guillet (préf. Marc Lambron), Gérard Collomb, le baron rebelle, Armand Colin, , 222 p. (ISBN 978-2-200-27527-3 et 2-200-27527-7, lire en ligne).
  • Geoffrey Mercier, Lyon : comment Collomb a résisté, Lyon, Éditions Le Progrès, , 156 p. (ISBN 978-2-918756-30-9).
  • Hugues Lethierry (dir.) Le camarade Collomb, la loi asile et… Saint Augustin !, Fontaine, ThoT, 2019, 160 p. (ISBN 978-2-84921-489-3)

Liens externes

  • Ressources relatives à la vie publiqueVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Haute Autorité pour la transparence de la vie publique
    • Sénat
    • Base Sycomore
  • Ressource relative à plusieurs domainesVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Radio France
  • Ressource relative à la rechercheVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Cairn
  • Ressource relative à l'audiovisuelVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • IMDb
  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistesVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Munzinger
    • Who's Who in France
  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • VIAF
    • ISNI
    • BnF (données)
    • IdRef
    • LCCN
    • GND
    • WorldCat
v · m
1790-1796
1796-1805
  • 1796-1799 : Jean-François Bossu
  • Pierre Mauteville
  • Berthelet
  • 1799-1805 : Jean-Marie Parent
  • André-Paul Sain-Rousset
  • André Bernard de Charpieux
Ier Empire (1805-1815)
Restauration (1815-1830)
Monarchie de Juillet (1830-1848)
IIe République (1848-1852)
IIIe République (1870-1940)
Régime de Vichy (1940-1944)
GPRF et IVe République (1944-1958)
Ve République (depuis 1958)
v · m
Gouvernement Édouard Philippe I (15 mai – )
Sous la présidence d'Emmanuel Macron
Intérieur Gérard Collomb, ministre d'État
Édouard Philippe
Premier ministre
Transition écologique et solidaire
Nicolas Hulot, ministre d'État
Ministre chargée des Transports : Élisabeth Borne
Justice, garde des sceaux François Bayrou, ministre d'État
Armées Sylvie Goulard
Europe et Affaires étrangères
Jean-Yves Le Drian
Ministre chargée des Affaires européennes : Marielle de Sarnez
Cohésion des Territoires Richard Ferrand
Solidarités et Santé Agnès Buzyn
Culture Françoise Nyssen
Économie Bruno Le Maire
Travail Muriel Pénicaud
Éducation nationale Jean-Michel Blanquer
Agriculture et Alimentation Jacques Mézard
Action et Comptes publics Gérald Darmanin
Enseignement supérieur, Recherche et Innovation Frédérique Vidal
Outre-Mer Annick Girardin
Sports Laura Flessel
Secrétaires d'État auprès du Premier ministre
Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement : Christophe Castaner, porte-parole du Gouvernement
Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes : Marlène Schiappa
Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées : Sophie Cluzel
Secrétaire d'État chargé du Numérique : Mounir Mahjoubi
Ordonnancement par ordre de préséance
( CAZENEUVE) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PHILIPPE II )
v · m
Gouvernement Édouard Philippe II () jusqu'au remaniement du 16 octobre 2018
Sous la présidence d'Emmanuel Macron
Intérieur
Gérard Collomb, ministre d'État (dém) (3) puis par intérim Édouard Philippe (3)
Ministre : Jacqueline Gourault

Édouard Philippe
Premier ministre
Transition écologique et solidaire
Nicolas Hulot, ministre d'État (dém) (2) puis François de Rugy, ministre d'État (2)
Ministre chargée des Transports : Élisabeth Borne
Secrétaire d'État : Sébastien Lecornu
Secrétaire d'État : Brune Poirson
Justice, garde des sceaux Nicole Belloubet
Europe et Affaires étrangères
Jean-Yves Le Drian
Ministre chargée des Affaires européennes : Nathalie Loiseau
Secrétaire d'État : Jean-Baptiste Lemoyne
Armées
Florence Parly
Secrétaire d'État : Geneviève Darrieussecq
Cohésion des territoires
Jacques Mézard
Secrétaire d'État : Julien Denormandie
Solidarités et Santé Agnès Buzyn
Économie et Finances
Bruno Le Maire
Secrétaire d'État : Benjamin Griveaux puis Delphine Gény-Stephann (1)
Culture Françoise Nyssen
Travail Muriel Pénicaud
Éducation nationale Jean-Michel Blanquer
Agriculture et Alimentation Stéphane Travert
Action et Comptes publics
Gérald Darmanin
Secrétaire d'État (1) : Olivier Dussopt (1)
Enseignement supérieur, Recherche et Innovation Frédérique Vidal
Outre-Mer Annick Girardin
Sports Laura Flessel puis Roxana Maracineanu (2)
Secrétaires d'État auprès du Premier ministre
Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement : Christophe Castaner, porte-parole du Gouvernement jusqu'au  (1)
Secrétaire d'État (1) : Benjamin Griveaux, porte-parole du Gouvernement à partir du  (1)
Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes : Marlène Schiappa
Secrétaire d'État chargée des personnes handicapées : Sophie Cluzel
Secrétaire d'État chargé du Numérique : Mounir Mahjoubi
  • Ordonnancement par ordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du
  • (2) Remaniement du
  • (3) Remaniement du
( PHILIPPE I) Gouvernement précédent ••••
v · m
Ministère de l'Intérieur
IIIe République
(1871 - 1940)
Régime de Vichy
(1940 - 1944)
France libre
(1941 - 1944)
Gouvernement provisoire
(1944 - 1946)
IVe République
(1946-1959)
Ve République
(depuis 1959)
  • icône décorative Portail de la politique française
  • icône décorative Portail du département du Rhône
  • icône décorative Portail de la métropole de Lyon