Eugénie Cotton

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Eugénie Cotton
Fonction
Directrice
École normale supérieure de jeunes filles
-
Anne Amieux
Biographie
Naissance
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SoubiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
SèvresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
françaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Membre de
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
Prix Lénine pour la paix ()
Prix ​​international Staline « Pour le renforcement de la paix entre les nations » (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Archives conservées par

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Eugénie Cotton, née Eugénie Elise Céline Feytis le à Soubise (Charente-Maritime) et morte à Sèvres le , est une physicienne française. Elle dirige l'École normale supérieure de jeunes filles de 1936 à 1941, mais elle est forcée à la démission par le gouvernement de Vichy en 1941 du fait de son engagement politique auprès de la mouvance communiste. Après la guerre, elle est dirigeante de l'Union des femmes françaises (UFF).

Biographie

Formation et carrière scientifique

Debout, de gauche à droite : Marthe Baillaud (nièce de Jules Tannery) et Anna Cartan. Assises : Madeleine, Marie Curie et Eugénie Cotton.

Eugénie Feytis naît en 1881[1]. Elle intègre l'École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres, en 1901. Elle est l'élève de Marie Curie, et y rencontre Pierre Curie et Paul Langevin. En 1904, elle est reçue première au concours féminin de l'agrégation des sciences physiques et naturelles[2]. Elle est professeure dans un collège de Poitiers puis elle enseigne à l'École normale de Sèvres.

En 1913, elle épouse le physicien Aimé Cotton, professeur à la faculté des sciences de Paris et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud. Le couple a quatre enfants (dont un meurt peu après sa naissance). En 1925 elle obtient un doctorat en sciences physiques et est nommée maître de recherche au CNRS[2] Elle devient en 1936 directrice de l'École normale supérieure de jeunes filles[3], et participe à la réforme des études féminines, elle élève le niveau de l’enseignement des sciences et développe le laboratoire et les recherches.

Engagement militant et mise à la retraite d'office

« Compagnon de route » du Parti communiste français, elle apporte son aide aux antifascistes allemands réfugiés en France depuis 1933, puis aux Espagnols traqués par le général Franco. Elle est mise à la retraite d'office en 1941 par le gouvernement de Vichy, du fait de son engagement politique[2]. Elle est remplacée par Edmée Hatinguais[4]. De son côté, son mari Aimé Cotton est arrêté deux fois par la Gestapo[5].

Eugénie Cotton appartient à des organisations de masse proches de la mouvance communiste. En 1944, elle participe à la fondation de l'Union des femmes françaises (UFF) et devient en 1945 présidente de l'organisation internationale à laquelle cette association est affiliée, la Fédération démocratique internationale des femmes. Elle était également vice-présidente du Conseil mondial de la paix, y développant une importante activité jusqu’à sa mort.

Elle meurt à Sèvres le et elle est inhumée au cimetière des Bruyères (Sèvres) avec Aimé Cotton[6],[7].

Distinctions et hommages

Distinctions

Une de Femmes françaises où Eugénie Cotton reçoit le prix Staline pour la paix de Nina Popova.

Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur en 1934[1]. Elle reçoit en 1951 le prix Staline pour la paix[8].

Hommages

Plaque de la rue Eugénie-Cotton (Paris).

Après sa mort, plusieurs écoles de la région parisienne ont été nommées d'après son nom, comme à Paris, Sèvres[9], Champigny-sur-Marne[10], Nanterre[11], Vitry-sur-Seine, Bonneuil-sur-Marne[12], Rosny-sous-bois ou Bagnolet[13]. Il existe également une école maternelle Eugénie Cotton à Brétigny-sur-Orge, à Choisy-le-Roi, à Trappes et une école en Bretagne, à Lanester[14], ainsi que dans l'Aube à Romilly-sur-Seine[15] et en Moselle à Talange.

Son nom a également été donné à un collège d'Argenteuil, un lycée et une allée à Montreuil, une rue et un square du 19e arrondissement de Paris, une rue à Saint-Herblain, une rue au Havre, ainsi qu'à une crèche collective à Morsang-sur-Orge dans le département de l'Essonne (91).

Le cratère vénusien Cotton a été nommé en son honneur[16],[17].

Voir aussi

Bibliographie

  • Loukia Efthymiou, Eugénie Cotton (1881-1967) : Histoires d’une vie - Histoires d’un siècle, Éditions universitaires européennes, 2019, 459 p.[18],[19].
  • Loukia Efthymiou, « Le culte de la cheffe dans le monde communiste. Eugénie Cotton, « mère mondiale » », Clio. Femmes, genre, histoire, no 57,‎ , p. 161-172 (lire en ligne, consulté le ).

Archives

Les archives d'Eugénie Cotton sont conservées à la bibliothèque Marguerite Durand, 79 rue Nationale, dans le 13e arrondissement de Paris[20]. Une lettre d'elle figure dans les archives d'Henri Piéron[21]

Liens externes

  • Ressources relatives à la vie publiqueVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • base Léonore
    • « Maitron »
  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistesVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Dictionnaire universel des créatrices
    • Munzinger
  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata :
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    • CiNii
    • Pologne
    • NUKAT
    • Australie
    • Norvège
    • Croatie
    • Corée du Sud
    • WorldCat

Références

  1. a et b « Cote 19800035/862/1356 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. a b et c Christine Bard dir., Annie Metz, Valérie Neveu, Guide des sources de l'histoire du féminisme : de la Révolution française à nos jours, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 442 p. (ISBN 2-7535-0271-4), p.201
  3. « C'est qui Eugénie Cotton ? », sur Lycée Eugénie-Cotton (consulté le )
  4. [notice biographique] Marguerite Cordier, « Mme Hatinguais, née Edmée Marc (1896-1972) », Femmes diplômées, no 73,‎ , p. 37-38 (lire en ligne, consulté le ).
  5. Louis de Broglie, « Notice sur la vie et l'œuvre d'Aimé Cotton » [PDF], sur Académie des sciences, (consulté le ), p. 28
  6. Acte de naissance à Soubise, n° 27, vue 10/41, avec mentions marginales du mariage à Paris 14e en 1913 et du décès à Sèvres en 1967.
  7. « Eugénie Cotton », Journal de l'année,‎ , p. 624 (lire en ligne)
  8. Germaine Hénaff, Union des femmes françaises, « Femmes françaises » Accès libre, sur Gallica, France d'abord, (consulté le )
  9. École primaire publique Eugénie Cotton sur education.gouv.fr.
  10. Annuaire de l'Éducation nationale - http://www.education.gouv.fr/annuaire/94-val-de-marne/champigny-sur-marne/etab/ecole-elementaire-publique-eugenie-cotton.html
  11. Site officiel de la ville de Nanterre - http://www.nanterre.fr/annuaire/1/144-annuaire.htm
  12. Site officiel de la ville de Bonneuil-sur-Marne - http://www.ville-bonneuil.fr/infos-pratiques/adresses-utiles/toutes-les-adresses/ecoles-education.htm
  13. « Ecole élémentaire Eugénie Cotton », sur Ministère de l'Education Nationale et… (consulté le ).
  14. Site officiel de la ville de Lanester - http://www.lanester.com/Maternelle.9285.0.html
  15. Site officiel de Romilly-sur-Seine - http://www.ville-romilly-sur-seine.fr/site_romilly/romilly/ecoles_mat_publ.php
  16. (en) Working Group for Planetary System Nomenclature, Gazetteer of Planetary Nomenclature 1994, Washington, International Astronomical Union, United States Government Printing Office, , 295 p. (lire en ligne), p. 15.
  17. (en) FindTheData : Where does the name for the astrogeological feature Cotton come from?
  18. [compte rendu] Antonin Durand, « Efthymiou (Loukia), Eugénie Cotton (1881-1967). Histoires d’une vie - Histoires d’un siècle », Histoire de l’éducation, no 156,‎ , p. 242-245 (lire en ligne, consulté le ).
  19. [compte rendu] Françoise Thébaud, « Loukia Efthymiou, Eugénie Cotton (1881-1967). Histoires d’une vie – Histoire d’un siècle », Clio. Femmes, genre, histoire, no 57,‎ , p. 323-326 (lire en ligne, consulté le ).
  20. « Bibliothèque Marguerite Durand », sur paris.fr (consulté le )
  21. Correspondance d'Henri Piéron
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Anna Amieux
5e directrice de l'École normale supérieure de Sèvres
1936-1941
Edmée Hatinguais
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