Blois

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Pour les articles homonymes, voir Blois (homonymie).

Blois
Blois
La Loire, le pont et la cathédrale Saint-Louis.
Blason de Blois
Blason
Blois
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
(préfecture)
Arrondissement Blois
(chef-lieu)
Intercommunalité Agglopolys
(siège)
Maire
Mandat
Marc Gricourt (PS)
2020-2026
Code postal 41000
Code commune 41018
Démographie
Gentilé Blésois[1]
Population
municipale
46 813 hab. (2021 en augmentation de 2,41 % par rapport à 2015)
Densité 1 250 hab./km2
Population
agglomération
68 245 hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 38″ nord, 1° 19′ 41″ est
Altitude Min. 63 m
Max. 135 m
Superficie 37,46 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Blois
(ville-centre)
Aire d'attraction Blois
(commune-centre)
Élections
Départementales Cantons de Blois-1, Blois-2 et Blois-3
(bureau centralisateur)
Canton de Vineuil
Législatives Première circonscription
Localisation
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Blois
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Blois
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Blois
Liens
Site web www.blois.fr
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Blois (/blwa/ Écouter) est une commune française, chef-lieu du département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

C’est la commune la plus peuplée du département : en 2021, elle compte 46 813 habitants. La communauté d’agglomération de Blois compte environ 104 604 habitants et l’aire urbaine de Blois compte quant à elle 125 994 habitants. C'est la quatrième commune de la région Centre derrière Tours, la capitale régionale Orléans et Bourges, et devant Châteauroux et Chartres.

Historiquement, la ville fut la capitale du comté de Blois, créé en 832, maintenu par la maison éponyme jusqu’à son intégration au domaine royal en 1397. À la Renaissance, le roi Louis XII y établit sa cour et en fait sa résidence royale. La ville a conservé un patrimoine culturel important, avec notamment son château, la cathédrale Saint-Louis, l’église Saint-Nicolas et le pont Jacques-Gabriel.

Blois est aussi le centre de la région naturelle du Blésois, nom également donné aux habitants de la ville[Note 1].

Géographie

Les communes limitrophes sont Fossé, Chailles, La Chaussée-Saint-Victor, Saint-Gervais-la-Forêt, Saint-Sulpice-de-Pommeray, Villebarou, Vineuil, Valencisse, Valloire-sur-Cisse, Chambon-sur-Cisse, Chouzy-sur-Cisse et Valencisse (d).

Carte
Les limites communales de Blois et celles de ses communes adjacentes.

La ville est située sur la Loire, à mi-chemin entre Tours et Orléans. S’étendant sur les deux rives du dernier fleuve sauvage d’Europe, elle délimite et unit la petite Beauce (rive droite/nord) et la Sologne (rive gauche/sud). La ville de Blois est le cœur de la communauté d’agglomération d’Agglopolys qui comprend 43 communes.

Localisation

Voici les villes notables les plus proches :

Rose des vents Le Mans (97 km[2]) Chartres (96 km[3]) Paris (160 km[4])
Orléans (55 km[5])
Rose des vents
Angers (143 km[6]) N Chambord (14 km[7])
O    Blois    E
S
Tours (53 km[8]) Châteauroux (90 km[9])
Limoges (195 km[10])
Bourges (98 km[11])

Géologie, topographie et hydrographie

La ville de Blois est centrée sur la confluence du fleuve Loire avec l’Arrou, modeste ruisseau, aujourd’hui presque complètement voûté ou busé. Cette confluence délimite un promontoire sur lequel est situé le château[12].

La ville basse est posée sur les alluvions récentes du lit majeur entre fleuve et coteau (altitude moyenne : 70 m). La ville haute est ancrée dans les coteaux calcaires de la Loire et de l’Arrou ou posée sur le plateau de la Petite Beauce (100 à 110 m) constitué par la même roche. La forêt est située sur une très mince épaisseur de limon des plateaux qui recouvre l’argile à silex, couche imperméable[12].

Communes limitrophes

Climat

Pour des articles plus généraux, voir Climat du Centre-Val de Loire et Climat de Loir-et-Cher.

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est toujours exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 645 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cheverny à 14 km à vol d'oiseau[15], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 675,8 mm[16],[17]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[18].

Statistiques 1991-2020 et records TOURS (37) - alt : 108m, lat : 47°26'40"N, lon : 0°43'38"E
Records établis sur la période du 01-11-1959 au 03-12-2023
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,5 2,3 4,3 6 9,4 12,6 14,4 14,3 11,4 9 5,3 2,9 7,9
Température moyenne (°C) 5,1 5,6 8,6 11 14,5 18 20,2 20,2 16,8 13 8,3 5,5 12,2
Température maximale moyenne (°C) 7,7 9 12,9 16 19,6 23,4 25,9 26 22,1 17 11,4 8,1 16,6
Record de froid (°C)
date du record
−17,4
17.01.1987
−14,2
04.02.1963
−10,3
01.03.05
−3,4
21.04.1991
−0,6
08.05.1974
2,6
05.06.1969
4,3
05.07.1965
4,8
30.08.1986
0,9
11.09.1972
−2,3
29.10.1997
−7,1
24.11.1998
−18,5
29.12.1964
−18,5
1964
Record de chaleur (°C)
date du record
16,9
15.01.1975
22,1
27.02.19
25,3
31.03.21
29,2
30.04.05
31,8
27.05.05
39,1
18.06.22
40,8
25.07.19
39,8
10.08.03
35,5
09.09.23
31,1
02.10.23
22,3
07.11.15
18,5
07.12.00
40,8
2019
Précipitations (mm) 63 52,4 48,7 53 57,7 53,2 46,6 44 51,8 66 69,3 72,1 677,8
Source : « Fiche 37179001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/12/2023 dans l'état de la base


Voies de communication et transports

Plan de Blois et de ses routes

Infrastructures routières

Il existe un diffuseur de l’autoroute A10 (Paris-Bordeaux) (également E60 et E5 à Blois), passant au nord de la ville et situé sur la commune de Saint-Denis-sur-Loire, constituant la sortie no 17. Un deuxième est envisagé plus à l'ouest pour décharger le premier[19]. La ville est traversée sur un axe sud-ouest - nord-est par l’ex-RN 152 (Fontainebleau-Saumur), aujourd’hui déclassée en RD 2152 à l’est de la ville et en RD 952 à l’ouest. D’autres grandes routes départementales traversent la ville : la RD 956 (Blois-Châteauroux, ex-RN 156) qui est en 2 x 2 voies et contourne la ville, l’ex-RN 751 (Nantes-Gien), déclassée en RD 951 à l’est de la ville et en RD 751 à l’ouest ainsi que la RD 924 (Châteaudun-Blois) ex-RN 824.

Transports en commun

La ville de Blois compte un réseau de transports en commun public régi par la communauté d’agglomération de Blois (Agglopolys), appelé Azalys. L’exploitation du réseau a été déléguée à Kéolis Blois, filiale de Kéolis (groupe SNCF). Le réseau compte neuf lignes de bus principales[20] et 45 lignes secondaires et scolaires[21]. À cela s’ajoute les Navettes Centre-Ville, deux boucles parcourant le centre-ville avec une fréquence de 20 minutes du lundi au samedi. Ces navettes sont gratuites et accessible aux personnes à mobilité réduite[22]. La connexion avec la Gare de Blois-Chambord est assurée par toutes les lignes principales (navettes comprises) à l’arrêt Gare Routière, permettant également au réseau Azalys d’être connecté aux lignes des cars départementaux Rémi et constituant un pôle d'échange multimodale.

Infrastructures ferroviaires

La gare de Blois-Chambord est située sur la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean. Elle est desservie par des trains TER Centre-Val de Loire circulant entre Paris-Austerlitz ou Orléans et Tours, des trains Interloire entre Orléans et Le Croisic, ou encore plus récemment des Intercités Ouigo de la ligne Paris-Nantes[23].

Circulation douce

Article détaillé : EuroVelo 6.
Tracé de l’EV6.

L’EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d’« Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Blois en reliant Saint-Nazaire à Constanța[24]. C’est la plus célèbre véloroute européenne, longue de 3 653 km, elle traverse l’Europe d’ouest en est, de l’océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l’itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

Le réseau Azalys propose un service de location de vélos à assistance électrique aux habitants d’Agglopolys[25]. Il s’agit d’un système de location longue durée proposé pour favoriser la pratique du vélo dans l’agglomération de Blois. Les abonnements sont souscrits pour une durée d’un mois minimum, trois mois ou d’un an renouvelables et les abonnés Azalys disposent de réductions[26].

Depuis l'été 2022, la municipalité a mis en place un réseau de trottinettes électriques en libre service géré par la société Bird[27].

Urbanisme

Typologie

Blois est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l’Insee[Note 2],[28],[29],[30]. Elle appartient à l’unité urbaine de Blois, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[31] et 67 183 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[32],[33].

Par ailleurs, la commune fait partie de l’aire d’attraction de Blois, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 78 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[34],[35].

Quartiers de Blois

  • Sud (plus de 9 900 habitants) :
    Vienne, La Boire, Creusille, Bas-Rivière, zones industrielles et commerciales.
  • Est (plus de 6 000 habitants) :
    Hôpital, Villejoint, Basilique, Cornillettes, Poudrette, zones industrielles et commerciales.
  • Ouest (plus de 9 800 habitants) :
    Grouets, Quinière, Saint-Georges, Foch, Cabochon.
  • Centre-ville (plus de 6 800 habitants) :
    Cathédrale, château, gare, place Louis-XII (quartiers historiques).

Centre historique

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Le centre historique de Blois s'est construit au nord de la Loire, dans le vallon de l'Arrou, une petite rivière partant du lac de la Pinçonnière et se jetant dans la Loire au niveau de l'actuel pont Jacques-Gabriel. Blois est ainsi née de deux bourgs de part et d'autre de ce ruisseau, avec Puits-Châtel à l'est et Bourg-Moyen à l'ouest.

Le quartier du Puits-Châtel, sur la rive gauche de l'Arrou, a très largement échappé aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, et a, par conséquent, conservé de nombreux bâtiments intacts depuis la Renaissance.

Le promontoire du château et le quartier de Bourg-Moyen en contrebas se trouvent sur la rive droite de l'Arrou. Encore une fois, très peu d'habitations du promontoire ont échappé aux bombardements, mais celles détruites n'ont cependant pas été reconstruites, par conséquent une place arborée s'étend du château à la Maison de la magie.

Autour de ces deux principaux bourgs, d'autres faubourgs se sont développés au point d'être intégrés dans l'enceinte des remparts de Blois au Moyen Âge, dont le faubourg Saint-Jean, le Haut-Bourg, le Bourg-Neuf, le faubourg du Foix et le quartier des Arts.

Toutefois, les habitations proches de l'extrémité nord du pont Jacques-Gabriel datent majoritairement d'après la Seconde Guerre mondiale, des bombardements alliés visant le pont les ayant détruites pendant la guerre.

Blois-sud

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Blois-Vienne désigne communément la partie de la ville au sud de la Loire, en incluant les quartiers Saint-Saturnin, de la Creusille, des Métairies (collège et cimetière), de la Vaquerie, de Bas-Rivière et de Béjun. Y vivent près de 10 000 habitants.

Blois-est

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Blois-Est inclut des quartiers relativement jeunes par rapport au reste de la ville, avec les quartiers Maunoury, des Cornillettes (avec la basilique), de l'hôpital et des Provinces.

Les Grouëts

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Presqu'exclave à l'extrême ouest de la ville, le hameau des Grouëts est historiquement le château de la vicomté de Blois. Les bords de Loire constituent l'unique liaison avec le centre-ville.

Quartier de la Gare

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C'est un faubourg annexe au centre-ville, dont les usages changeants ont sculpté son urbanisme. Du temps des Rois, de longues allées traversaient cette prairie qui reliait le château à la forêt de Blois. Après la révolution industrielle et l'arrivée du chemin de fer en 1846, un quartier s'articule autour de nouveaux axes, menant notamment au percement de l'avenue Gambetta. Bientôt, la chocolaterie Poulain profite d'un espace encore peu utilisé pour modeler le quartier à son image, nommé alors La Villette. Depuis le depart de l'usine dans les années 1980, les Blésois ont repris la gare comme référence de nom de quartier.

Blois-ouest

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Blois-ouest se délimite naturellement entre la voie de chemins de fer au sud, le parc de l'Arrou au nord et la forêt de Blois à l'ouest. Cela inclut de fait les quartiers de la Quinière, Saint-Georges, Cabochon, Foch et Albert 1er.

Blois-Nord

Les quartiers nord sont principalement constitués de grands ensembles « ZUP ». Y sont inclus les quartiers de la Croix-Chevalier, Kennedy, Coty, Marcel-Doret, Mirabeau, Sarrazines, de Villiersfins, de la Pinçonnière, Dumont d’Urville, Montgolfiers, et du parc de l'Arrou, dont certains sont inclus au sein d'un vaste secteur prioritaire qui compte près de 11 000 habitants en 2018, avec 55 % des ménages vivant sous le seuil de pauvreté[36].

Ponts

Blois est aujourd'hui muni de trois ponts, tous sur la Loire :

Voies

434 odonymes recensés à Blois
au
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Montée Passage Place Promenade Route Rue Ruelle Sentier Autres Total
42 23 10 54 1 [N 1] 28 [N 2] 1 [N 3] 2 [N 4] 40 3 [N 5] 3 [N 6] 151 [N 7] 14 7 55 [N 8] 434
Notes « N »
  1. Clos des Lauriers
  2. Dont impasse du 28-Janvier.
  3. Montée de la Banque.
  4. Passage des 7-Frères et passage des Corderies.
  5. Promenade du Mail, promenade Edmond-Mounin et promenade Pierre-Mendès-France.
  6. Route d'Espagne, route de Châteaurenault et route de Saint-Lubin.
  7. Dont Rue du 28-Janvier, rue du 19-Mars-1962, rue du 18-Juin et rue du 1er-Septembre.
  8. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Toponymie

La première forme attestée remonte au VIe siècle et est indirecte. En effet, Grégoire de Tours est le premier à mentionner la ville[37] en faisant référence aux « habitants de Blois » avec le terme blesenses[38] (le suffixe latin -ensis indiquant la provenance) ou encore Blesensibus[39] vers 584. La forme Blesis est mentionnée par l'histoirien anonyme de Ravenne à partir du VIIe siècle[40]. Des monnaies mérovingiennes indiquent quant à elles Bleso castro[41],[40], pour désigner un castrum, une ville fortifiée de moyenne importance[42]. La locution évolue au milieu du Moyen Âge en Blesum castrum ou Castrum blesense[42].

La forme originelle du gallo-roman doit être *BLESU, car on aboutit en ancien français à Bleis, Blais puis Blois par évolution phonétique régulière[42]. Il s’agit d’une formation toponymique préceltique[40] ou celtique (gaulois) que l’on croit reconnaître dans les noms de rivière Blaise (en Eure-et-Loir et en Marne, de Blediā) et Blies (en Moselle, Blesa, 796)[40],[43]. Xavier Delamarre, reprenant la thèse de François Falc’hun, considère que le radical Bles- représente l’évolution phonétique du mot gaulois signifiant « loup », à savoir *bledios qu’il compare à son équivalent en vieux breton bleid (breton bleiz), vieux cornique bleit et en gallois blaidd[44]. Blois (et par extension, le pays blésois) serait donc un « pays de loups », comme l'historien local Louis de La Saussaye l'avait présenté au milieu du XIXe siècle[45].

Dans un ouvrage de 2023, le linguiste Jacques Lacroix propose toutefois un autre sens pour l'étymologie de Blois : son nom serait issu du mot gaulois belsa cité notamment par un grammairien latin du Ve siècle comme ayant le sens de campus, c'est-à-dire « plaine dénudée » ou « champ ouvert ». Le e et le l ont été intervertis par métathèse (tout comme « formage » est passé à « fromage »). Cette hypothèse est appuyée par l'emplacement de la ville, qui se situe à l'extrémité sud de la Beauce, une vaste plaine agricole[46].

Histoire

Préhistoire et protohistoire

Depuis le début des années 2010, des fouilles archéologiques conduites par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) ont montré que Blois-Vienne était occupée par des chasseurs-cueilleurs dès 6 000 ans avant notre ère (il y a donc 8 000 ans[47]). Des nasses ont d'ailleurs été retrouvées, signifiant que ces communautés pouvaient, en plus de l'agriculture et de l'élevage, pêcher.

Antiquité

Du IVe au Ier siècle : Blois sous les Gaulois

Carte en couleurs représentant un territoire antique sur une trame départementale moderne.
Blois dans la cité carnute.

D'autres fouilles ont montré la présence de Gaulois, de la tribu carnute, dès le IVe siècle avant notre ère, également en Vienne[48]. D'autres villages semblaient alors déjà exister avant même l'arrivée des Romains, comme Camboritu (en gaulois : « gué du méandre »[49]).

Du Ier au Ve siècle : Blois sous les Romains

Blois sur la voie de Tours des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Blois sur la voie de Tours des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Comme le reste de la Gallia, le pagus blesensi est conquis par les Romains au Ier siècle avant notre ère, et est dès lors administrativement rattaché à l’oppidum d’Autricum[50] (actuelle Chartres), au sein de la province de la Gallia Lugdunensis IV[51]. L'invasion des Romains vers -52 avant J.-C. signifie le début de l'administration et des enregistrements écrits, bien que rares, en opposition avec la tradition orale des Gaulois.

À cette époque, le pagus se résume aux alentours de Blesis, alors cerné par de nombreux obstacles naturels : la forêt des Blémars à l'ouest, la Sylva longa à l'est, et la Secalaunia au sud, sans oublier le Liger qui le traverse. Blesis était ainsi une petite bourgade en développement autour d’une forteresse qu’ont bâtie les Romains, le Castrum Blesense[52], au sommet de l'éperon de l'actuel château. La ville, reliée au pays carnute par la plaine de la Belsa par la Via Iulius Caesaris (entre Autricum et Blesis), se situe alors au carrefour de la Via Turonensis (reliant Lutèce à Burdigala et Asseconia le long du Liger), de la Via Festi (entre Blesis et Avaricum), et de la voie Blois-Luynes à travers la Secalaunia (entre Blesis et Malliagense). Ironiquement, une communauté n'adhérant pas à l'Empire se constitue au niveau de Blesis, sur la rive gauche du Liger, à Vienna[53].

À Blesis, deux temples romains auraient siégé dans la ville : un dédié à Jupiter à l'emplacement de l'abbaye de Bourg-Moyen, et un second dédié à Mercure près de l'actuel lycée Augustin-Thierry[54].

Au Ve siècle : Blois sous les Bretons

En l’an 410, le chef breton Ivomadus aurait conquis les pagi de Blois et de Chartres[51] en battant le consul en place, un certain Odo, probablement d’origine germanique. Il aurait ensuite instauré un état indépendant, le Royaume de Blois[55], au sein même de l’Empire, sous un Flavius Honorius déjà affaibli par les raids barbares à répétitions. Cette entité mal connue des historiens sembla rester indépendante près d’un siècle, en résistant à l’invasion du royaume wisigoth de Toulouse, mais fut finalement conquise par le roi franc Clovis, entre 481 et 491[56], ou en 497[57].

Moyen Âge

Article détaillé : Comté de Blois.

Du VIe au Xe siècle : Blois sous les Francs

Un premier comté franc est ainsi créé, mais très peu de traces sont parvenues aux historiens contemporains.

Les traces les plus notables remontent néanmoins au IXe siècle avec la création en 832 du titre de comte de Blois par le roi Louis Ier, dit le Pieux et fils de Charlemagne, en faveur de Guillaume d'Orléans, le Connétable[58]. Faute de descendance, le comté passa aux mains des plus importants personnages de l'époque, dont Robert le Fort, les rois Robert Ier et Eudes, jusqu'à Hugues le Grand[53].

La ville a été saccagée par des raids vikings successivement en 854, en 856 (ou 857) ainsi qu'en 868 par les hommes d'Hasting[42].

Du Xe au XIIIe siècle : Blois sous les comtes Thibaldiens

Article connexe : Liste des comtes de Blois.

Le comté de Blois ne se distingue qu'au siècle suivant, lorsque Thibaud le Tricheur devient comte indépendant[59] sous la suzeraineté de Hugues le Grand. Le nouveau commandement comtal incluant Blois, Chartres et Châteaudun.

Article détaillé : Maison de Blois.

Ses descendants, les « Thibaldiens », restèrent les seigneurs de la ville jusqu’à l’incorporation du comté de Blois au sein du domaine royal en 1397. La maison de Blois est entre-temps parvenue à hisser certains de ces membres ou de ces descendants dans les plus hautes strates de la noblesse européenne, en accédant notamment aux trônes de France, d’Angleterre, d’Espagne et de Portugal<[60]. Ainsi, Blois est au Moyen Âge le siège d’un puissant comté dont la dynastie possède également la Champagne avant de monter sur le trône de Navarre[61],[62].

En 1171, Blois est une des premières villes d’Europe à accuser ses juifs de crimes rituels à la suite de la disparition inexpliquée d’un enfant chrétien. Trente à trente-cinq juifs (sur une communauté d’environ 130 personnes) sont brûlés vifs le (le 20 sivan 4931 du calendrier hébraïque) près des fourches patibulaires[63], par le comte Thibaut V de Blois. Cette accusation en entraîne d’autres à Pontoise, Joinville et Loches. Le martyre de Blois fait une impression considérable sur les contemporains. Outre deux récits en prose des évènements, des Seli’hot sont composées. Apprenant les tragiques évènements de Blois, Rabbenou Tam déclare le 20 sivan, jour de jeûne pour les juifs de France, de Grande-Bretagne et d’Allemagne[64].

À cette époque, le domaine religieux est important. Au XIIe siècle, cinq paroisses se distinguent :

De ces églises romanes, seuls subsistent quelques vestiges de Saint-Solenne (actuelle cathédrale Saint-Louis).

Parallèlement c’est l’essor des monastères, le monastère de Saint-Laumer dont l’église est citée plus haut et l’abbaye de Bourg-Moyen dont il ne reste rien (si ce n'est l'odonyme rue du Bourg Moyen). Ces deux fondations monastiques abritent des reliques et attirent ainsi des pèlerins[68].

La famille de Châtillon, qui prend la suite pendant plus d’un siècle, poursuit les chantiers religieux. En particulier, sous Jean Ier de Blois-Châtillon qui fait édifier vers 1238, au pied du château, l’église Saint-Martin-aux-Choux qui est détruite sous la Révolution[69]. Jean Ier encourage aussi la venue des ordres mendiants. Il fonde en 1233 le couvent des Cordeliers qui était situé dans l’actuelle rue des Cordeliers[70] et en 1273 le couvent des Jacobins[71] où se trouve aujourd’hui le musée d’histoire naturelle[72].

C'est également à partir de la seconde moitié du XIIIe siècle que la ville s'entoure de murailles. Le rempart de Blois fut irrégulier et effectif durant trois siècles, jusqu'à la fin du XVIe siècle. N'en subsistent aujourd'hui que quelques tours (comme la tour Beauvoir ou la tour du Foix, notamment) et des odonymes (avec les rues Porte Côté, Porte Bastille, Porte Chartraine)[73].

Les XIVe et XVe siècles : Blois au cœur de la Guerre de Cent Ans

La rivalité entre les comtes de Blois et d'Anjou, apparue à la fin du Xe siècle, sera déterminante lors de la guerre de Cent Ans. Entre 1356 et 1380, la ville est cernée par les Anglais et plus particulièrement le Prince Noir, fils du roi Édouard III qui descend des comtes d'Anjou, avec Bury et Fougères-sur-Bièvre occupées[74].

Articles détaillés : Guerre de Cent Ans et Chevauchée du Prince Noir (1356).
La France en 1429.

Néanmoins, en 1391, le comté de Blois est vendu par la famille de Châtillon, héritière directe de Thibaud Ier mais désormais criblée de dettes et sans descendance, en faveur de la famille royale, en l'occurrence le duc Louis Ier d’Orléans, fils cadet du roi Charles V le Sage (et cousin germain de Guy II de Blois-Châtillon). Blois arrive ainsi dans le domaine royal[75], et les ducs d'Orléans s'installent au château.

Fils du duc Louis Ier, Charles d'Orléans est néanmoins fait prisonnier en 1415 à la suite de la bataille d'Azincourt, et ne sera libéré qu'en 1444[37]. Son intérim est assuré par son frère batard, Jean de Dunois, alors seigneur de Romorantin et de Millançay, qui protégea Blois alors que la ville était encerclée de nouveau par des Anglais. Il devient compagnon d'armes de Jeanne d’Arc, qui séjourne elle-même à Blois pour se ravitailler fin avril 1429[Note 4],[76]. Entre le 25 et , la Pucelle fit bénir son étendard au sein de la collégiale Saint-Sauveur[77]. Une fois l'armée de 500 hommes arrivée telle que l'avait promis Charles VII, le 27 avril[76], Jeanne traversa le pont Saint-Louis avant d'aller libérer Orléans, alors occupée par les Anglais, depuis la rive gauche de la Loire[B 1].

Articles détaillés : Campagne de la Loire et Siège d'Orléans (1428-1429).
Jeanne d'Arc faisant bénir son étendard à Blois. Charles-Henri Michel, 1901, chapelle Saint-Calais du château de Blois.

À son retour, le duc-poète Charles s'est efforcé à réunir à Blois de nombreux artistes, rejetés dans leur ensemble de la cour de Louis XI.

Epoque moderne

Début XVIe siècle : Blois, capitale de la Renaissance en France

En 1498, le roi Charles VIII meurt à Amboise. Le duc Louis II d’Orléans, petit-fils de Louis Ier, alors établi à Blois, se rend à Amboise et y est couronné roi sous le nom de Louis XII. Le roi blésois décide d’installer sa cour dans sa ville natale. Durant son règne, la ville se transforme durablement. L’aménagement du château intervient en pleine Renaissance, et des dizaines d’hôtels particuliers sont construits pour les Grands de la cour. L’un des plus ambitieux est peut-être l’hôtel d’Alluye (rue Saint-Honoré), reproduisant fidèlement un palais italien, édifié pour Florimond Robertet, ministre très important de Charles VIII, Louis XII puis François Ier[78].

En 1526, François Ier manifeste le désir de regagner Paris. En 1539, le déménagement des meubles et tapisseries du château de Blois confirme cette décision. Mais, au moment des guerres de religion, Catherine de Médicis et ses fils s’y réfugient pour tenter de restaurer le pouvoir royal affaibli[79].

Fin XVIe - début XVIIe siècle : Blois, ville au cœur des Guerres de religion

Le , comme Beaugency, la ville de Blois, conquise par les protestants quelque temps auparavant, est prise et pillée, mais par les catholiques du maréchal de Saint-André, et, tout comme à Beaugency, les femmes sont violées[80].

Le , les protestants du capitaine Boucard pillent et incendient la ville, violant et tuant les catholiques. Des cordeliers sont jetés dans le puits de leur couvent. Les églises sont ruinées[81].

Vue cavalière du rempart de Blois par François de Belleforest (1575).
Vue cavalière de la ville de Blois par François de Belleforest (1575).

Les États généraux de 1588-1589 se réunissent à Blois, où le roi Henri III s’est réfugié à la suite de la journée des Barricades (1588). Le , Henri III fait assassiner le duc de Guise en son château de Blois. Et le lendemain, son frère, le cardinal de Guise subit le même sort[82].

L'Assassinat du duc de Guise, par Paul Delaroche (1834), musée Condé.
L'Assassinat du duc de Guise, par Paul Delaroche (1834), musée Condé.

Après le départ des rois vers Paris, Blois perd son caractère de résidence royale, avec le faste et l’activité économique qui accompagnait la Cour. Henri IV transfère à Fontainebleau la riche bibliothèque blésoise.

Après avoir servi de résidence royale, Blois sert de lieu d’exil pour les membres indésirables de la famille royale. En 1617, Louis XIII décide d’exercer le pouvoir royal et il exile sa mère, Marie de Médicis, à Blois[83]. Dans le domaine religieux, la Contre-Réforme installe à Blois l’ordre des Jésuites en 1622 qui font bâtir une chapelle Saint-Louis devenue aujourd’hui l’église Saint-Vincent de Paul de Blois[84].

Mi-XVIIe siècle : Blois, havre pour les artistes et les artisans

Vue de Blois
Vue de la ville de Blois en 1657 par Caspar_Merian (de)

Puis, en 1634, Louis XIII exile à Blois son frère Gaston d’Orléans qui s’attache à la ville. Il fonde en 1657 l’Hôpital général ou "hospice de Vienne" qui au cours du XIXe siècle prend sa forme actuelle, la maison de retraite Gaston d’Orléans[85]. Il finance aussi en partie la reconstruction de l’Hôtel-Dieu et reste à Blois jusqu’à sa mort[86].

Entre-temps, Blois devient célèbre par les nombreux artisans, notamment des horlogers et des orfèvres, qui y exercent leur activité. Alexandre Péan[87], affirmant que : « Blois, sous les Valois, était un centre actif d’industrie tel, et plus encore peut-être, que sont aujourd’hui Genève et Besançon », cite Georges Touchard-Lafosse :

« L’horlogerie […] y entretenait une grande source de richesses : nous ne savons quel était, du temps de Gaston d’Orléans (1608-1660), le nombre des horlogers fabricants établis dans cette ville [47 en 1639, selon la note de bas de page] -- mais en 1670 on y en comptait encore 38 ayant le titre de maître, ce qui donne lieu de supposer que les ouvriers attachés à leurs fabriques étaient nombreux... Dans un temps où la présence des grands contribuait si puissamment à donner l’essor à la vie sociale, on la voyait dépérir aux lieux où ces personnages éminents par la naissance l’avaient fécondée, dès qu’ils ’en éloignaient. Blois, sous le duc d’Orléans, avait recouvré, en grande partie, les prospérités dues jadis à la cour de Louis XII ; mais quand Gaston eut cessé de vivre, la presque totalité des nobles, des savants, des artistes qui environnaient ce prince, quittèrent la ville pour se rapprocher de Saint-Germain. [...] L’industrie blésoise et le commerce qu’elle alimentait déclinèrent de nouveau... Enfin parut la révocation de l’édit de Nantes, qui leur porta le dernier coup...

En 1686, c’est-à-dire dans l’année qui suivit, il n’y avait plus à Blois que 17 maîtres en horlogerie. Au moment où nous écrivons, on compte, sur cet ancien foyer d’une importante fabrication, 7 à 8 marchands de montres et de pendules, et dont pas un seul ne fabrique le moindre objet. »

Péan cite aussi l'Histoire de Blois (1846), d’Alexandre Dupré (1815-1896) et Louis-Catherine Bergevin plus loin[88] :

« Les séjours fréquents de la Cour à Blois donnèrent au commerce de cette ville un éclat passager. Cette influence se fit particulièrement sentir sur les arts de luxe. L’horlogerie fut cultivée avec succès dans la ville et aux environs ; les beaux courages des Cuper, des Lemeindre, des Chaisnon, des Mâcé, des Robert, jouissaient d’une réputation européenne. -- Aux XVIe et XVIIe siècles, les pièces d’horlogerie et d’émaillerie faisaient partie des présents de ville destinés aux princes et aux seigneurs qui venaient à Blois. Ainsi, en 1645, les échevins furent autorisés à faire confectionner, par le sieur Morlière, une monstre à boiste avec des émailles à personnages et figures, pour donner à Madame la Duchesse d’Orléans, épouse de Gaston. Le choix de ces objets prouve que leur fabrication constituait alors une branche florissante d’industrie, et qu’ils figuraient avec honneur parmi les produits de la localité.

[...] À l’époque de la révocation de l’Édit de Nantes (1685), plusieurs familles protestantes quittèrent la ville de Blois et sortirent du royaume pour exercer librement leur religion. D’autres restèrent en abjurant : tels furent les Baschet, les Baignoux, les Cuper, dont les descendants habitent encore la cité où leurs père professaient le calvinisme. [...] »

Péan cite enfin l’Abrégé de l’Histoire de Blois de Louis de La Saussaye : « L’horlogerie, au point où elle était arrivée à Blois au XVIIe siècle, peut être considérée comme du domaine de l’art, et que la famille Cuper y tint un rang honorable pendant plus de trois siècles. »

Une liste d’horlogers (et orfèvres)[89] mentionne un certain nombre de familles blésoises souvent liées par mariages, certains membres passant d’une profession à l’autre (voir plus bas : Personnalités liées à la commune, Artisans). Autour de leurs ateliers devaient également se regrouper d’autres métiers : peintres miniaturistes pour orner les boîtiers de montres, émailleurs, etc. Par ailleurs, il existe toujours une rue des Orfèvres dans le centre de Blois.

Fin XVIIe-XVIIIe siècle : Blois sous l'Ancien régime

Après la mort de Gaston d’Orléans en 1660, le château de Blois, dépouillé par Louis XIV, est quant à lui laissé à l’abandon, au point que Louis XVI envisage de le détruire en 1788. Il est sauvé par l'installation dans ses murs du régiment Royal-Comtois[90].

C'est sous le règne de Louis XIV que Blois devient un évêché. David Nicolas de Bertier, premier évêque de Blois, choisit comme future cathédrale l'église Sainte-Solenne détruite par une tempête et qui vient d'être reconstruite[66] grâce à l'intervention de Marie Charron, originaire de Blois et femme de Jean-Baptiste Colbert[91]. À proximité de la cathédrale achevée en 1700, le nouvel évêque installe un palais épiscopal, dont l'architecte est Jacques Gabriel, sur un coteau qui surplombe la Loire. L’aménagement des jardins en terrasse commence après 1703 et dure près de cinquante ans. Les jardins sont ouverts au public en 1791 sous l'égide de l'Abbé Henri Grégoire, évêque constitutionnel de Blois[90].

Dans la nuit du au , le pont médiéval cède sous la pression d'une débâcle du fleuve. La construction d'un nouvel édifice est commandée dès l'été suivant par le duc Philippe d'Orléans à son frère Louis XIV. L'ouvrage fut réalisé par l'architecte de la cour, Jacques Gabriel. Le pont qui porte depuis son nom fut inauguré en 1724.

Epoque contemporaine

Blois sous la Révolution et le Premier Empire

En dépit d'une importante crue de la Loire à l'aube de la Révolution, en janvier 1789, qui a notamment contribué à une perte des récoltes cette année-là, Blois a relativement peu contribué aux événements menant à la prise de la Bastille en juillet 1789. L'abbé Grégoire, représentant blésois du clergé lors du serment du Jeu de Paume, contribua néanmoins à la première abolition de l'esclavage dans les colonies françaises et sur le territoire métropolitain, mais Napoléon Bonaparte finira par l'abroger suite à la loi de 1802.

L’Orléanais dans ses limites du XVIIIe siècle - dont Blois faisait partie - et les communes et départements actuels.

En 1790, la province de l'Orléanais est démantelée et le département de Loir-et-Cher est créé, avec Blois comme chef-lieu.

En 1792 et 1793, les Révolutionnaires votent la destruction des emblèmes royaux au château et sur les autres monuments, comme l'ancien hôtel de ville, ainsi que de cinq églises (à savoir l'église Saint-Martin-aux-Choux, la collégiale Saint-Sauveur, l'ancienne église Saint-Nicolas, l'église Saint-Lubin et la paroisse Saint-Honoré).

L'historien Louis de La Saussaye rapporte que les platanes de l'actuel mail Pierre Sudreau ont été plantés à cette période, en 1797, en remplacement d'ormeaux abattus en 1793[92].

En 1814, l'impératrice, Marie-Louise d’Autriche, se réfugie à Blois au moment de sa deuxième régence.

XIXe siècle : Blois et la révolution industrielle

Le XIXe siècle est le temps de la modernité pour la ville de Blois. Tout d’abord, le chemin de fer arrive en 1846 sur le plateau avec l’ouverture de la ligne Paris-Orléans-Tours dont la gare de Blois est un des arrêts[93].

C’est aussi le temps de l’urbanisme grâce aux travaux qui sont effectués entre 1850 et 1870 sous les mandats successifs du maire, Eugène Riffault, un ami du baron Haussmann de Paris. Il fait relier, par un boulevard portant son nom, la ville haute moderne avec la préfecture, le palais de justice, la halle aux grains et la ville basse, médiévale. Il fait aussi relier le quartier haut de la gare et de l’usine Poulain, et le quartier bas des quais de la Loire par le boulevard de l’Est aujourd’hui le boulevard Daniel Dupuis[94].

Il ouvre aussi une grande rue dans l’axe du pont Jacques-Gabriel, prolongée par un escalier monumental, anciennement rue du Prince Impérial[95] aujourd’hui la rue Denis-Papin qui relie également avec son escalier la ville du haut et celle du bas[94]. Des travaux de restauration sont entrepris sur le château. Le renforcement et la construction de digues sont également effectués afin de protéger la ville contre les crues de la Loire[94].

Entre-temps, la ville basse affronte justement les trois plus importantes crues de la Loire, en 1846, en 1856 (la pire à ce jour), et en 1866. Sont ainsi inondés le centre-ville et le quartiers Saint-Jean et Vienne, ainsi que le déversoir de la Bouillie. Depuis la Révolution de 1789, un limnimètre gravé sur un mur de la digue au bord du pont retrace les plus grandes crues.

C’est aussi le temps de l’industrialisation avec l’installation en 1862 par Victor-Auguste Poulain de sa chocolaterie, stratégiquement située près de la gare.

Une rame du tramway de Blois devant le château, au début du XXe siècle.

Enfin, le XIXe siècle marque la fin de la navigation commerciale sur la Loire, qui s'était jusque là bien développé, notamment à la Creusille, trop férocement concurrencée par le chemin de fer[96].

Blois dans la guerre de 1870

Le a lieu le combat du faubourg de Vienne[97]: le lieutenant Georges de Villebois-Mareuil libère la ville occupée par les Prussiens depuis le . Un monument commémoratif situé avenue Wilson au départ de la levée des Acacias rappelle l’assaut du faubourg de Vienne des généraux Pourcet et Chabron. Il porte une plaque en bronze gravée par Oscar Roty avec l’inscription PATRIA NON IMMEMOR « La Patrie n’oublie pas »[98]. Deux odonymes locaux (rue et impasse du 28-Janvier) rappellent également cet événement.

Blois à la Belle Epoque

Entre 1910 et 1933, la ville de Blois se munit d'un réseau de 5 lignes de tramway qui complète généreusement les réseaux départementaux déjà existants : le TLC et le TELC[99].

Blois pendant l'Entre-deux-guerres

Entre 1932 et 1939, la basilique Notre-Dame-de-la-Trinité est construite en béton digne des basiliques américaines.

Entre le et le , plus de 3 100 réfugiés espagnols, fuyant l’effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent en Loir-et-Cher. Devant l’insuffisance des structures d’accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[100], dont Blois (ils sont logés aux Grouëts, à l’extérieur de la ville)[101]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s’il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[102]. Au printemps et à l’été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[103].

Blois pendant la Seconde Guerre mondiale

Au début de la Seconde Guerre mondiale, la ville voit d'abord traverser une foule de réfugiés fuyant les territoires envahis depuis le par l'Allemagne nazie, dans le Nord-Ouest de la France. Les Blésoises et enfants de moins de 13 ans sont à leur tour appelés à évacuer à partir du au soir (l'arrêté municipal ayant été placardé à 23 h[104]). Les premiers obus ont été tirés sur la rive droite dès le 15 à h du matin : la gare a été visée mais c'est le cimetière et les bâtiments voisins qui sont principalement touchés. La journée du 15 a vu passer une ultime foule de réfugiés, venus pour la plupart d'Orléans, déjà sous le joug nazi, et auxquels se joignent de nombreuses familles blésoises. Les abords ouest du pont, en Vienne, sont touchés le 16 au matin, tout comme la maison du maire, Émile Laurens, qui succombe dans l'après-midi. La gare est de nouveau frappée, alors même qu'un train de réfugiés est à quai. Le 17, les bombardements reprennent avec la destruction de l'hôtel de ville. Pour ralentir l’avancée des Nazis[105],[106], qui pénètrent dans la ville le soir-même[104], la 10e arche du pont Jacques-Gabriel est détruite le lendemain vers midi à l'initiative des Blésois[105],[106]. Le 19, des échanges de tirs ont lieu entre les deux rives, et les forces françaises, alors en Vienne, touchent plusieurs monuments, dont la Préfecture, le Tribunal ainsi que l'escalier Denis-Papin. Le 20, deux jours après la conquête de la rive droite (et l'appel de De Gaulle), les soldats sont cependant contraints d'abandonner Blois-Vienne et de se replier plus au sud, à Montrichard (Romorantin étant déjà tombée aux mains des Nazis). Le 21, tous les Blésois valides présents en ville sont réquisitionnés à la kommandantur, alors située en centre-ville (3, rue Porte-Côté), afin de rétablir l'état des routes de l'agglomération. Le 22 est signé l'armistice qui place l'État Français à la solde du Troisième Reich et Blois au nord de la ligne de démarcation. Parmi les soldats français prisonniers, les Nazis fusillent 6 soldats coloniaux. Ces derniers furent inhumés par les locaux dans le cimetière de Vienne[104].

Les bombardements allemands pour prendre la ville entre le 15 et le font de nombreux dégâts. Outre les bâtiments déjà mentionnés, on demande la démolition des hôtels d'Amboise et d'Épernon pour protéger le château de l'incendie qui consume toute la ville basse autour de la place Louis XII[104].

Entre et , les bombardements anglo-américains font de nombreuses destructions, notamment le viaduc ferroviaire des Noëls de la ligne Blois-Romorantin le [107] et le pont Jacques-Gabriel le 27[108]. Le front allemand de Normandie n'est cependant percé qu'une fois Rennes libérée le , puis Le Mans le 8. C'est alors que la Gestapo déplace sa kommandantur de Blois à Cellettes, plus au sud. Leur absence facilita l'évasion de 183 détenus à la prison de Blois[Note 5], grâce à l'audace du groupe du lieutenant Godineau, puis la réunion des différentes milices de résistants sous le commandement du colonel Valin de la Vaissière. Le 15, un convoi américain tente d'entrer dans la ville par la forêt de Blois, mais ils sont repoussés par les Allemands ; à défaut de la cité des Rois, les Alliés remontent à Vendôme pour libérer Orléans d'abord. Les quelque 500 résistants blésois n'ont plus la patience d'attendre qu'on les libère et passent à l'offensive[109].

Les combats de la Résistance pour reprendre la ville aux Allemands ont aussi occasionné des dommages[110]. Le , le centre-ville est libéré mais les derniers Nazis détruisent les trois arches centrales du pont pour protéger leur retraite sur la rive gauche. Les échanges de tirs entre les deux rives sont incessants pendant deux semaines. Blois-Vienne finit libérée le au matin[104].

Au sortir de la guerre, de nouvelles élections municipales sont organisées à l'échelle nationale. Les Blésois élurent l'ancien directeur d'école Charles Ruche comme maire[111], à une semaine des capitulations allemandes.

Au total, on compte à Blois 230 victimes et 1 522 immeubles de la ville ont été détruits ou endommagés pendant la Seconde Guerre mondiale[112].

Seconde moitié du XXe siècle : Blois, reconstruite et agrandie

Articles détaillés : Retirada et Histoire de Loir-et-Cher.

Pour la Reconstruction à Blois, on peut parler d’un style propre marqué par des caractéristiques régionales, ce qui n’est pas le cas général des autres villes. Une certaine variété des constructions est encouragée dans les quartiers anciens pour une meilleure intégration.

Par exemple, le pont Jacques-Gabriel est le seul exemple de reconstruction d'après-guerre à l’identique, et est rouvert à la circulation en [105].

En 1959 est lancée la construction d’un grand ensemble connu sous l’acronyme ZUP[113]. Aujourd’hui, la ZUP des quartiers nord fait l’objet d’un projet de rénovation urbaine impliquant des destructions, réhabilitations, résidentialisations et constructions[114].

Début XXIe siècle : Blois de nos jours

En 2007 s’est achevé la mise en zone piétonnière du centre ville et le pavage de certaines rues. Depuis lors, l'actuel maire réalise un projet de rénovation et de relance du centre ville, avec comme première phase au milieu des années 2010 la construction d’une passerelle surplombant les voies ferroviaires à la gare, et les alentours du pont Jacques-Gabriel qui ont été réaménagés, de la rue Denis-Papin à l'avenue du Président-Wilson. Ensuite est venue dans les années la reconstruction complète du quartier gare[115], l'aménagement de la place Victor-Hugo autour de l'église Saint-Vincent[116] et le remaniement de la rue du Bourg-Neuf, créant ainsi un lien entre le centre historique et la place de la République, sur laquelle se trouvent de nombreuses infrastructures telles que le cinéma Les Lobis, la Halle aux Grains, et où se déroulent des manifestations culturelles (les Rendez-vous de l'Histoire, la foire au vins…)[117].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Blois est classée Ville d’art et d’histoire.

  • Château de Blois, aile François Ier, façade des Loges, place Victor-Hugo.
    Château de Blois, aile François Ier, façade des Loges, place Victor-Hugo.
  • Hôtel de ville.
  • Jardins de l'Évêché.
    Jardins de l'Évêché.
  • Les rues des Papegaults et du Petit Degres Saint-Louis, juillet 2018.
    Les rues des Papegaults et du Petit Degres Saint-Louis, .
Square Victor-Hugo.
Les jardins de l’Évêché, l’hôtel de ville et la cathédrale.

Autour du château se trouvent différents points d’attrait :

  • la place du Château est l’ancienne avant-cour du château, jadis entourée de maisons de dignitaires de la cour (détruites par les bombardements américains visant le pont). Du côté sud, les jardins offrent une belle vue sur les toits de la ville ;
  • la maison de la magie avec ses dragons, en hommage au magicien mondialement connu Jean-Eugène Robert-Houdin, natif de Blois ;
  • la rue de la Voûte-du-Château marque l’emplacement de la porte principale de la forteresse médiévale, protégée par une tour située entre la salle des États et le pignon de l’aile François Ier ;
  • le jardin des Lices (aussi appelé jardin des Lys en référence à l’emblème royal), créé en 1992 par Gilles Clément, occupe une partie des anciens jardins royaux créés par Louis XII au début du XVIe siècle. Ses parterres évoquent un jardin clos de la Renaissance. Il offre une belle vue sur la façade des Loges (1520) et sur la ville, avec l’église Saint-Vincent (XVIIe siècle) dans le square Victor-Hugo, et le pavillon d’Anne de Bretagne (1500), qui fut le belvédère des anciens jardins royaux ;
  • la gare de Blois ;
  • l’ancienne Chocolaterie Poulain (et notamment l’usine de La Villette, et la demeure patronale, le « Château Poulain ») inscrite partiellement aux monuments historiques le [118] ;
  • la place des Lices offre une vue étendue sur la vallée de la Loire et l’église Saint-Nicolas ;
  • la rampe des fossés du château permet d’admirer la façade extérieure de l’aile Gaston d’Orléans (1635-38), œuvre de François Mansart ;
  • les fortifications de la ville et du château, inscrites aux monuments historiques le [119] ;
  • en contrebas, la fontaine Louis XII, classée aux monuments historiques par la liste de 1840[120] ;
  • des maisons de la fin du XVe et du début du XVIe siècle, en bois ou en pierre, longent la rue Saint-Lubin, ainsi que des boutiques d’antiquaires, des libraires et des restaurants. La maison, 38, rue Saint-Lubin est inscrite aux monuments historiques le [121] ; celle du 36, rue Saint-Lubin également[122] ;
  • l’ancien Hôtel-Dieu, inscrit aux monuments historiques le [123].

Sur le coteau est de la ville, se trouvent :

  • les escaliers Denis-Papin, est l'extrémité d'un axe rectiligne formé par la rue Denis-Papin, le vieux pont, l'avenue du président Wilson, et le prolongement de cette route passant par Saint-Gervais-la-Forêt jusqu'à Cour-Cheverny ;
  • la cour actuelle de l’hôtel de ville est celle de l’ancien palais des évêques de Blois, construit en 1700 par Jacques V Gabriel. Il est classé aux monuments historiques le [124] ;
Jardins de l’Évêché.
  • les jardins de l’Évêché en terrasse dominent la vallée de la Loire et offrent une vue étendue sur la ville. La terrasse basse, aménagée en roseraie, contient des centaines de variétés rares. Des fouilles effectuées en 2010 ont mis au jour un ancien cimetière dont l’origine exacte est encore inconnue à ce jour ;
  • le jardin des plantes médicinales, créé en 1981 ;
  • le Palais de justice est inscrit aux monuments historiques le [125], le même jour que la préfecture de Loir-et-Cher, dans l’ancien couvent de la Visitation[126] ;
  • la halle aux grains inscrite aux monuments historiques le [127] ;
  • l’ancien collège des Jésuites, aujourd’hui cité scolaire Augustin-Thierry, inscrit aux monuments historiques le [128] ;
  • l’ancien haras national, inscrits aux monuments historiques le [129] ;
Pont Jacques-Gabriel.
  • le pont Jacques-Gabriel (classé aux monuments historiques), œuvre de Jacques V Gabriel fut édifié à partir d’ et achevé en 1724. Sa construction fait suite à la destruction en 1716 de l’ancien pont médiéval situé quelques dizaines de mètres en aval, dont les vestiges sont visibles lorsque le niveau de la Loire est bas.
  • l'obélisque du pont : sur l’arche centrale du pont Jacques-Gabriel enjambant la Loire se dresse la réplique de la pyramide décorée des armes de France qui avait été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, et d'une plaque retraçant l'histoire du pont.
L’axe du pont à travers Blois et le val de la Loire, depuis le haut des escaliers Denis-Papin.

En Vienne (faubourg indépendant jusqu’en 1606) :

La ville compte également de nombreux autres hôtels particuliers et maisons remarquables inscrits ou classés aux monuments historiques :

Maison de l’acrobate.
  • maison Calcat, aussi dite Logis du Loup, inscrite aux monuments historiques le [130] ;
  • maison des acrobates, classée aux monuments historiques le [131] ;
  • maison de Denis Papin, inscrite aux monuments historiques le [132] ;
  • maison de la Chancellerie, inscrite aux monuments historiques le et le [133] ;
  • buvette de la Renaissance, inscrite aux monuments historiques le [134] ;
  • graineterie de Marmoutier, ou maison la Tupinière, inscrite aux monuments historiques le [135] ;
  • hôtel de Bretagne, ou hôtel de la Capitainerie inscrit aux monuments historiques le [136] ;
  • hôtel Jacques de Moulins, ou hôtel de Rochefort, inscrit aux monuments historiques le [137] ;
  • hôtel de Condé inscrit aux monuments historiques le [138] ;
  • hôtel d’Épernon inscrit aux monuments historiques le [139] ;
  • hôtel d’Amboise inscrit aux monuments historiques le [140] ;
  • hôtel de Jassand inscrit aux monuments historiques le [141] ;
  • hôtel de Lavallière, en partie inscrit, en partie classé aux monuments historiques[142] ;
  • hôtel Sardini, en partie inscrit, en partie classé aux monuments historiques[143] ;
  • hôtel d’Alluye classé aux monuments historiques le [144] ;
  • hôtel Denis-Dupont classé aux monuments historiques le [145] ;
  • hôtel de Guise inscrit aux monuments historiques] le [146] ;
  • hôtel Viart inscrit aux monuments historiques le [147] ;
  • hôtel de Belot classé aux monuments historiques par la liste de 1889[148] ;
  • maison, 2, carrefour Saint-Michel, inscrite aux monuments historiques le [149] ;
  • maison, 20, rue du Vieux-Pont, inscrite aux monuments historiques le [150] ;
  • maison, 25, rue des Violettes, inscrite aux monuments historiques le [151] ;
  • maison, rue Porte-Chartraine, inscrite aux monuments historiques le [152] ;
  • maison, 41 bis, rue du Commerce, inscrite aux Monument historique (France) le [153] ;
  • maison, 48, 50, rue Denis-Papin, inscrite aux monuments historiques le [154] ;
  • maison, 11, rue Fontaine-des-Élus, inscrite aux monuments historiques le [155] ;
  • maison, 30, rue de la Foulerie, inscrite aux monuments historiques le [156] ;
  • maison, 6, rue Pierre-de-Blois, inscrite aux monuments historiques le [157] ;
  • maison, 15, rue des Carmélites, inscrite aux monuments historiques le [158] ;
  • maison, 4, rue des Papegaults, inscrite aux monuments historiques le [159] ;
  • maison, 14, rue des Papegaults, inscrite aux monuments historiques le [160] ;
  • maison, 8, rue Pardessus, inscrite aux monuments historiques le [161] ;
  • maison, 1, rue Pierre-de-Blois, inscrite aux monuments historiques le [162] ;
  • maison, 4, rue Pierre-de-Blois, inscrite aux monuments historiques le [163] ;
  • immeuble, 6, 8, 12, rue Chemonton, inscrit aux monuments historiques le [164] ;
  • le château de la Vicomté, inscrit aux monuments historiques le [165] est un peu à l’écart de la ville.

Édifices religieux

Cathédrale Saint-Louis.
Église Saint-Vincent (XVIIe siècle).
Église Saint-Nicolas.
Église Saint-Saturnin.
  • La cathédrale Saint-Louis, place Saint-Louis, a été rebâtie à diverses reprises aux XIIe, XVIe et XVIIe siècles sur une crypte carolingienne. L’essentiel date d’après 1680 et est érigé en style gothique classique. Le clocher date du milieu du XVIe siècle. Les vitraux ont été faits par l’artiste hollandais Jan Dibbets pour remplacer ceux détruits par les bombardements.
  • L’église Saint-Vincent-de-Paul, place Victor Hugo, est classée aux monuments historiques le [166]. Elle faisait partie du collège des Jésuites.
  • L’église Saint-Nicolas, rue Saint-Laumer, est une ancienne abbatiale bénédictine, liée à l’abbaye Saint-Laumer, dont le chœur et le transept ont été édifiés entre 1138 et 1186, début de l’art gothique, alors que la nef, inspirée de la cathédrale de Chartres, et les tours datent du début du XIIIe siècle.
  • L’abbaye Saint-Laumer, ensuite devenue Hôtel-Dieu, a été classée pour une partie et inscrite pour une autre aux monuments historiques[167]. La fontaine Saint-Nicolas qui servait aux moines bénédictins est accolée à l’édifice ; elle a été inscrite aux monuments historiques le [168].
  • L’église Saint-Saturnin, rue Munier, se trouve sur la rive gauche de la Loire. Ancienne église paroissiale du village de Vienne, elle fut reconstruite sur ordre d’Anne de Bretagne au début du XVIe siècle jusqu'en 1650 et ne fut jamais achevée. Elle fut et est toujours un lieu de pèlerinage à la Vierge. Le cloître associé est un ancien cimetière monumental. Construit de 1516 à 1520, il abrite aujourd’hui les collections lapidaires de la ville.
  • La crypte de Bourgmoyen, et des colonnes de l’église Notre-Dame de Bourgmoyen, rue Bourg Moyen, sont les seuls vestiges de l’abbaye de Bourgmoyen. La crypte est inscrite le aux monuments historiques[169], l’église le [170].
  • Le prieuré Saint-Jean-en-Grève est détruit, il n’en reste qu’un cellier, qui a été inscrit le aux monuments historiques[171].
  • La basilique Notre-Dame de la Trinité, rue Monin, classée le aux monuments historiques[172], possède un carillon renommé.
  • Ancien prieuré Saint-Lazare et hospice Lunier.
  • Collégiale Saint-Sauveur de Blois, disparue.
  • L’église Saint-Joseph, place John Kennedy.
  • L’église Saint-Pierre de Cabochon, rue de Cabochon.
  • La chapelle Notre-Dame, rue Basse des Grouets.
  • La chapelle Saint-Calais au château, rue des Fossés du Château.
  • La chapelle (Hôtel du Département), rue d’Angleterre.
  • La chapelle de la maison du clergé Charles de Blois, rue d’Artois.
  • La chapelle de la Providence, rue des Saintes-Maries.
  • La chapelle de la maison de retraite, rue de Foix.
  • La chapelle du groupe scolaire Sainte-Marie, rue du Bourg Neuf.
  • La chapelle (caisse des dépôts), rue du Prêche.
  • Les vestiges du couvent des Jacobins, rue Robert Houdin.
  • Le temple réformé, rampe Chambourdin construit en 1847.
  • L’église évangélique assemblée de Dieu, rue du Docteur Olivier.
  • L’église évangélique pentecôtiste, rue Sainte-Anne.
  • L’église protestante évangélique, allée Marcel Doret.
  • L'église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, avenue Foch.

Musées

Parcs et espaces semi-naturels

Blois compte de nombreux parcs, parmi lesquels :

Personnalités liées à la commune

Personnalités politiques et historiques

Artistes

Artisans

  • Julien Coudray (Blois, v.1460-v.1530), premier horloger blésois selon Tardy, fut au service de Louis XII et de François Ier. Il construisit une sphère mouvante (sorte d’horloge astronomique) pour Louis XII (1504). Léopold Reverchon[173] se basant sur l’ouvrage de Develle[174] rappelle que Julien Coudray offrit en 1518 à François Ier deux « dagues excellentes garnies dedans les pommeaux de deux horloges toutes dorées ». Coudray serait donc, selon Reverchon et Develle, le véritable créateur de la montre de poche. Une rue de Blois porte son nom (située à 300 m de la rue des Orfèvres).
  • La famille Cuper : le Louvre possède deux montres de Michel Cuper, et deux autres de P. Cuper. Une rue du quartier de L’Ormeau porte leur nom.
  • La famille Bellanger : Martin Bellanger (et son fils Isaac, dont les enfants naquirent de 1594-1597) ; Martin (ou Martin II ?) Bellanger épouse Suzanne Boucher : leurs enfants naissent entre 1601-1608 (Pierre, né le  ; Jean, marié en 1641, mort en 1678 ; Théophile).
  • Guillaume Couldroit (actif entre 1532 et 1546) : horloge de table, v.1540 (British Museum).
  • Jacques de la Garde (horloger et fabricant d’instruments scientifiques, actif entre 1551 et 1565) : Le British Museum possède une horloge de table dotée d’une sphère armillaire mécanique. Une autre Horloge de table est visible à Écouen.
  • Charles Perras (actif entre 1597 et 1616) : le British Museum possède une montre datée de 1610-15. Le Victoria and Albert Museum en possède deux.
  • Les frères Duduict : Jacques Duduict ( 1646) marié en 1599, s’établit à Blois à partir de 1600. Auteur de Le Nouveau sciatère, pour fabriquer toutes sortes d’horloges solaires sans centre, avec une seule observation de soleil, et avec deux observations, trouver sur mer la ligne méridiène (sic) et la hauteur du pôle, G. Collas, Blois, 1631. Son frère Daniel était aussi horloger : le British Museum possède de lui une montre. Blaise Foucher (actif 1623-1662) travailla à son service, et devint maître horloger en 1631. Le British Museum possède une montre magnifique de Foucher.
  • La famille Vautier : l’horloger Abraham Vautier (ou Vautyer) eut un fils horloger, Louis Vautier, 1581-1638 : Montre magnifique au British Museum). Son fils, Daniel, né le , et son petit-fils, Daniel II, né le , furent orfèvres. Daniel II s’établit à Paris.
  • La famille Gribelin : Simon Gribelin, horloger du roi et graveur à Blois. Son fils Abraham Gribelin, 1589-1671, s’établit comme horloger en 1614, et hérita du titre paternel. Le Louvre possède une montre de lui, et l’Ashmolean Museum une autre montre datée de 1630 environ. Nicolas Gribelin, son fils, 1637-1719, fut horloger. L’Indianapolis Museum of Art possède une horloge à pendule de lui, et le Louvre deux montres.
  • La famille Girard : Marc Girard (1593-v. 1616), originaire des Pays-Bas, et son fils Théodore Girard (1596-1680) qui eut un fils, Marc II né le , furent horlogers à Blois.
  • Christophe Morlière (Orléans 1604-1643/44), s’établit à Blois comme horloger émailleur ; c’est à lui que la ville commanda une montre offerte à Marguerite de Lorraine pour son mariage avec Gaston d’Orléans.
  • Pierre Brisson : né en 1597, épousa Anne Viet, veuve de Nicolas Tessier, le (enfants nés entre 1654 et 1672). Mort le .
  • Paul Viet (actif 1616-1656, épousa Marie Papin le ) : un boîtier de montre de 1645-1655 est conservé au British Museum.
  • Jean Bonbruict (actif 1632-1678) a laissé un boîtier de montre de 1650-1660 (British Museum).
  • Nicolas Lemaindre (v.1598-1652) Horloger et valet de chambre de Catherine de Médicis. Le British Museum présente une montre datée de 1610-20. C’est lui qui créa la montre carrée de Marie Touchet (offerte par Charles IX à sa maîtresse). Le Louvre possède une montre carrée à devises. Le Victoria and Albert Museum possède plusieurs montres. Son neveu, Nicolas II Lemaindre, fut horloger de Gaston d’Orléans.
  • Pierre Landré (-) épousa Marie Payras, leurs enfants naquirent entre 1647 et 1662). Le Metropolitan Museum of Art expose une de ses montres.
  • Pierre Chartier (1618-après 1683), fils d’un orfèvre, né à Blois, devint maître orfèvre (1638) et partit pour Paris. Il était également émailleur. Un certain T. Chartier est le créateur d’une horloge de table cylindrique (milieu du XVIe siècle) présentée au Louvre (OA 8282).
  • François Laurier (actif 1654-1663), mouvement de montre de 1655-1665 (British Museum).
  • L’horloger londonien Henry Massy (né en Grande-Bretagne, actif de 1692 à 1745) est le fils de Nicolas Massy, qui fut horloger à Blois (mort entre 1646 et 1658). Peut-être le fils de Nicolas et Suzanne Gribelin. [Généalogie des Massy : Nicolas Massy, sergent royal / Son fils : Nicolas, orfèvre, ép Esther Gribelin . Enfants nés entre 1624 et 1647. / Son fils, Nicolas, né le (peut-être est-ce lui qui est mort en 1698) orfèvre, ép Suzanne Gribelin . Enfants nés entre 1661 et 1678.]
  • Robert Vauquer (1625-1670), horloger-émailleur, fut son élève : deux montres au Louvre, une à la Walters Art Gallery. Robert s’est sans doute inspiré de gravures réalisées par son frère aîné, Jacques Vauquer.

Intellectuels

Sportifs

Religieux liés à Blois

Militaires

Télévision

  • Sophie Ferjani (1977-), née à Blois, décoratrice d’intérieur sur les émissions Maison à vendre, 100% mag, Teva déco.
  • Julian Bugier, est né le à Blois et a étudié au lycée Camille Claudel dans la même ville, journaliste pour BFM TV et I-Télé puis présentateur du Journal de 20 h de France 2.

Références artistiques à la ville de Blois

Dans la littérature

« Il n’y a pas de lieu, au monde, plus agréable que Blois. »

— du médecin Bernier, cité par La Saussaye (1867)[177]

« Blois est en pente comme Orléans, mais plus petit et plus ramassé ; les toits des maisons y sont disposés, en beaucoup d’endroits, de telle manière qu’ils ressemblent aux degrés d’un amphithéâtre. Cela me parut très beau, et je crois que difficilement on pourrait trouver un aspect plus riant et plus agréable. »

— de Jean de La Fontaine, cité par Bergevin (1846)[178]

« C’est un fouillis charmant de toits bruns et de feuillage vert, de clochers et de grands arbres, un amas de constructions piquées de rameaux ; coupoles et peupliers, tout se mêle, et la ville, à demi couchée sur sa colline, tournée du côté du soleil, descend vers la Loire et couronne sa tête d’un ample et beau château, tout à la fois forteresse et palais. C’est Blois. »

— de Hippolyte-Jules Demolière (1855)[179]

« Si, au lieu d’aller l’asseoir dans une plaine morte et sombre et à deux lieues de là, François 1er eût assis Chambord en retour de ce château et à la place où s’étendaient alors les parterres où Gaston mit son palais, jamais Versailles n’eût existé Blois aurait été nécessairement la capitale de la France. »

— de Honoré de Balzac (1842)[180]

« Une visite en France n’est jamais parfaite si elle ne passe pas par la Loire. Les attentions chaleureuses de ses habitants et la beauté de ses paysages resteront longtemps gravées dans mon cœur. »

— de la reine Élisabeth II d’Angleterre (1992), citée sur France 3 Val de Loire (2022)[181]

« Montez à travers Blois cet escalier de rues
Que n’inonde jamais la Loire en temps de crues.
Laissez là le château, quoique sombre et puissant,
Quoiqu’il ait à la face une tache de sang ;
Admirez, en passant, cette tour octogone
Qui fait à ses huit pans hurler une gorgone ;
Mais passez. —
[...]
Sur le tertre monté, que la plaine bleuâtre.
Que la ville étagée en long amphithéâtre.
Que l’église, ou la Loire, et ses voiles aux vents,
Et ses mille archipels plus que ses flots mouvants.
Et de Chambord là-bas au loin les cent tourelles
Ne fassent pas voler votre pensée entre elles.
Ne levez pas vos yeux si haut que l’horizon.
Regardez à vos pieds. —
Louis, cette maison
Qu’on voit, bâtie en pierre et d’ardoise couverte.
Blanche et carrée, au bas de la colline verte,
Et qui, fermée à peine aux regards étrangers.
S’épanouit charmante entre ses deux vergers.
C’est là. —
Regardez bien.
C’est le toit de mon père.
C’est ici qu’il s’en vint dormir après la guerre [...]. »

— de Victor Hugo (1835)[182]

Héraldique et blason

Blason de Blois.

Les armoiries de Blois se blasonnent ainsi :

D'or à l'écusson d'azur chargé d'une fleur de lys du champ, supporté à dextre par un porc-épic de sable colleté, armé et allumé de gueules et à senestre par un loup aussi de sable armé et allumé aussi de gueules.
Il y figure un porc-épic (emblème de Louis XII) et un loup (en référence à l'étymologie de la ville).

Devise : cominus et eminus (de près et de loin).

Logotype

  • Ancien logo de la ville.
    Ancien logo de la ville.
  • Actuel logo de la ville.
    Actuel logo de la ville.

Politique et administration

Blois est chef-lieu :

Par ailleurs, Blois est membre de la communauté d’agglomération de Blois (dite Agglopolys), dont le siège social se trouve sur le territoire de la commune.

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Blois.

Tendances politiques et résultats

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Blois sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Blois Maire Marc Gricourt 2026
Cantonales Blois 1er Canton Conseillère départementale Geneviève Baraban 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Benjamin Vételé 29 mars 2015 2021
Blois 2e Canton Conseiller départemental Stéphane Baudu 29 mars 2015 2021
Conseillère départementale Marie-Hélène Millet 29 mars 2015 2021
Blois 3e Canton Conseiller départemental Michel Fromet 29 mars 2015 2021
Conseillère départementale Geneviève Repinçay 29 mars 2015 2021
Vineuil Canton Conseiller départemental Michel Contour 29 mars 2015 2021
Conseillère départementale Lionella Gallard 29 mars 2015 2021
Législatives 1re circonscription Député Mathilde Desjonquères (suppléante de Marc Fesneau)
Présidentielles France Président de la République Emmanuel Macron 2027
Autres résultats : Élections à Blois.

Politique de développement durable

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d’Agenda 21 en 2010[183].

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué quatre fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[184].

Jumelages et accords de coopération

La ville de Blois est jumelée avec plusieurs villes étrangères[185] :

Waldshut-Tiengen (Allemagne)
Weimar(Allemagne)
Lewes(Angleterre)
Sighişoara(Roumanie)
Urbino(Italie)
Hué(Vietnam)
Cáceres(Espagne)
Azrou(Maroc)

La ville a participe également à des protocoles d'amitié ou de coopération[185] :

  • Drapeau de l'Italie Urbino (Italie) depuis 1999, protocole d’amitié
  • Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Hué (Viêt Nam) depuis le , protocole de coopération
  • Drapeau de l'Espagne Cáceres (Espagne) depuis , protocole d’amitié
  • Drapeau du Maroc Azrou (Maroc) depuis le , protocole de coopération
Waldshut-Tiengen (Allemagne)
Weimar(Allemagne)
Lewes(Angleterre)
Sighişoara(Roumanie)
Urbino(Italie)
Hué(Vietnam)
Cáceres(Espagne)
Azrou(Maroc)

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[186],[Note 7].

En 2021, la commune comptait 46 813 habitants[Note 8], en augmentation de 2,41 % par rapport à 2015 (Loir-et-Cher : −1,36 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
13 28014 90013 05415 14713 13813 62816 15617 14917 749
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
17 74920 33120 06819 86020 51521 07722 15023 45723 542
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
23 78923 97223 95523 98923 99124 60726 02526 77428 190
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
33 83842 26449 77847 24349 31849 17148 48746 39045 687
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
2021 - - - - - - - -
46 813--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[187] puis Insee à partir de 2006[188].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d’un âge inférieur à 30 ans s’élève à 39,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,3 %). À l’inverse, le taux de personnes d’âge supérieur à 60 ans est de 26,0 % la même année, alors qu’il est de 31,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 21 683 hommes pour 24 188 femmes, soit un taux de 52,73 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,45 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s’établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[189]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,4 
6,7 
75-89 ans
10,5 
14,1 
60-74 ans
16,7 
17,6 
45-59 ans
17,8 
17,7 
30-44 ans
16,8 
22,7 
15-29 ans
18,2 
20,2 
0-14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2020 en pourcentage[190]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,6 
9,1 
75-89 ans
11,8 
19,4 
60-74 ans
20,1 
21 
45-59 ans
20,2 
16,6 
30-44 ans
16,2 
15,3 
15-29 ans
13,2 
17,5 
0-14 ans
16 

Enseignement

Lycées publics

Lycées privés

  • Lycée Notre-Dame-des-Aydes
  • Lycée La Providence

Universités et écoles supérieures

Manifestations culturelles et festivités

  • Festival Tous sur le pont, 2003-2009, consacré à la chanson, mis entre parenthèses par la municipalité Gricourt car jugé trop onéreux (édition 2008 : environ 1 000 000 ).
  • Festival Des lyres d’été : animations diverses en centre-ville et dans les quartiers, et mise en place de la Guinguette sur le port de la Creusille.
  • Les Rendez-vous de l’histoire de renommée internationale, mi-octobre, consacré à l’histoire.
  • BD BOUM : festival consacré à la BD se déroulant en novembre.
  • Festival Des lyres d’hiver de début décembre aux premiers week-ends de janvier, avec des animations diverses en centre-ville et dans les quartiers, patinoire, piste de luge et marché de Noël.
  • Le , a eu lieu le 16e Concours des Vins Vinifiés par le Vigneron Indépendant qui est un concours itinérant visant à promouvoir le vin et les vignerons. C’est d’ailleurs à cette occasion que son nom a changé pour s’appeler désormais Concours des Vins des Vignerons indépendants. Lors de cette manifestation, 364 médailles d’or, 426 médailles d’argent et 228 médailles de bronze ont récompensé les meilleurs vignerons de France.
  • Tous les 13 juillet après le tir du feu d’artifice de 23 h, est organisé un concert gratuit sur le quai de la Saussaye. Ce fut par exemple Stromae en 2011, Earth, Wind and Fire en 2013, Zebda en 2014, Yelle en 2015 et Les Fréro Delavega en 2016[193].
  • West coast swing On Loire (alias WOL), depuis 2014, festival international de danse West Coast Swing[194].
  • Chaque année en automne a lieu la foire aux vins.

Équipements culturels

Blois dispose de[195] :

Sports

Clubs

  • ADA Blois Basket 41
  • Blois Football 41
  • AFC BLOIS 1995 (Football)
  • AJ Blois Onzain[210]
  • Cercle d’escrime de Blois
  • AAJB Association Amicale de la Jeunesse Blésoise (multi sports)
  • ADA (multi sports)

Manifestations sportives

Depuis 2013, les Internationaux de tennis de Blois sont un tournoi international de tennis faisant partie de l’ATP Challenger Tour.

Depuis 2014, le meeting d’athlétisme Michel Musson est une compétition nationale.

Depuis 1973, le Tournoi du Duc de Guise de Blois est un tournoi national d’escrime regroupant des épéistes masculins et féminins qui est organisé par le Cercle d’escrime de Blois.

Le macadam de Blois est une course à pied annuel se déroulant dans les rues de Blois avec des catégories et des longueurs de parcours différentes[211].

Médias

Presse locale

Télévision

  • France 3 Centre-Val de Loire est diffusée sur Blois avec le décrochage tourangeau « France 3 Touraine ». Un bureau permanent France 3 est disponible au 12, place Jean Jaurès.
  • TV Tours est aussi présente sur Blois.

Ces deux chaînes sont diffusées via les sites d’émission TDF de la rue Auguste Poulain à Blois et de Chissay-en-Touraine qui couvre aussi Tours[212].

Radios

Économie

Automobile

  • PHINIA Inc (ex BorgWarner, Delphi Technologies[216]) : production de systèmes d’injection diesel/essence et possède un Centre de recherche et développement. L’entreprise emploie 1 061 personnes[217] ; c’est le 2e employeur de la ville de Blois. Le site emploie désormais plus de techniciens et d’ingénieurs que de personnel en production. Les injecteurs conçus à Blois sont ensuite produits dans d’autres usines, notamment en Roumanie.
  • Valeo : fabrication et assemblage des projecteurs automobiles pour le marché des pièces de rechange et injection de pièces plastiques techniques.
  • JTEKT : production de pompes d’assistance de direction hydraulique pour véhicules.
  • Duncha : production et cintrage de tube pour les systèmes d’injection et les lignes d’alimentation de fluides.

Aérospatiale

  • Senior Aerospace Ermeto : conception et fabrication de composants destinés au transfert des fluides (à Fossé).

Industrie pharmaceutique et cosmétique

  • Procter & Gamble : fabrication de parfums et de produits pour la toilette (shampooings et après-shampooings) ; l'usine Procter et Gamble de Blois emploie environ 450 personnes encore en 2015[218].
  • Chiesi : production de médicaments. Située à La Chaussée-Saint-Victor.

Industrie agroalimentaire

Industrie chimique

  • H.B. Fuller : fabrication d’adhésifs pour le bâtiment et l’industrie.

Métiers du bâtiment

Service bancaire

Assurance et mutuelle

Santé et médecine

Économie de service

Textile

  • Christian Dior : stockage de vêtements de luxe, situé à proximité de la zone industrielle de Villebarou[219].

Divers

Centres commerciaux

Voir aussi

Bibliographie

  • Louis-Catherine Bergevin et Alexandre Dupré, Histoire de Blois, Blois, E. Dézairs, 1846-1847, 594, 660 (BNF 30382440, SUDOC 020085842, vol. 1 : https://archive.org/details/histoiredeblois00duprgoog et vol. 2 : https://books.google.fr/books?id=v2LRGImW0isC&pg).
  • Blois : un amphithéâtre sur la Loire : [exposition, 24 septembre 1994-8 janvier 1995], Château et Musée des beaux-arts de Blois, Blois, Château et Musée des beaux-arts, , 189 p. (ISBN 2-87660-152-4, BNF 36679530, SUDOC 003337669).
  • Jean Caplat, Histoire de Blois : depuis les origines jusqu'à nos jours, Blois, l'auteur, 1954 2e éd. revue et augm. en 1959.
  • Jean Chavigny, La riche et fière histoire de Blois (480-1980) sans complaisance ni cachotteries, , 302 p. (BNF 34669279, SUDOC 010005021).
  • Yves Denis, Histoire de Blois et de sa région, Toulouse, Privat, coll. « Pays et villes de France », , 318 p. (ISBN 2-7089-8258-3, BNF 34958542, SUDOC 001289144).
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Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. L’orthographe « Blaisois » fut acceptée jusqu’au XIXe siècle, mais est désormais proscrite car elle peut se confondre avec celle relative au pays de la Blaise (ex. : Ville-en-Blaisois).
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Une inscription sur la façade extérieure de la Salle des États du château de Blois mentionne le séjour en son sein de Jeanne d'Arc du 25 au 27 avril 1429.
  5. La plaque commémorative présente à l'entrée de la maison d'arrêt de Blois mentionne 173 détenus libérés, et non 183.
  6. a et b Pour plus de détails concernant la naissance de ce jumelage, voir l’article Histoire de la cité scolaire Augustin-Thierry.
  7. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Notes de type "B"

  1. Partie I, chap.  III (« Invasion anglaise, vente du comté, Blois sous la maison d'Orléans, séjours de la Cour »), p. 58.

Références

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Communes du Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes (UNESCO) Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2000)
Patrimoine mondial de l'UNESCO
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